Cette étrange sérénité qui vous saisit face au désastre

Mon lieu d'évasion

N’ayez crainte, je ne vais pas vous infliger une énième démonstration statistique des méfaits du totalitarisme sanitaire en train de nous pourrir la vie, ni même sur les dégâts causés par leurs thérapies géniques visant à créer une société transhumaniste. Ces démonstrations sont devenues inutiles. Ceux qui savent savent. Les autres ne veulent juste pas savoir et nieront toutes évidences que vous leur présenterez.

Non, je voulais juste vous parler de cette étrange sérénité qui finit par s’emparer de vous quand vous affrontez le désastre et que vous savez avoir raison envers et contre tout (et tous).

La première fois où j’ai ressentie cette impression, c’est lors du tout premier confinement, quand mon ami P. et moi avons décidé de le contourner en allant tendre nos filets en mer alors que les autorités prétendaient nous en prohiber l’accès. Le soulagement éprouvé ce jour-là n’avait rien à voir avec la jouissance d’adolescents transgressant les règles édictées par les adultes, mais avec la satisfaction de ceux qui ont réussi à imposer leur volonté contre l’égarement collectif. (En plus, nous avons bien pêché ce matin-là.)

Bien sûr, cette quiétude retrouvée n’alla pas sans quelques soubresauts douloureux, comme ce déchirement de voir tant de nos proches emportés par la vague vaccinale. La sérénité n’empêche ni la tristesse, ni la colère. Ni la solitude, ajouteront quelques autres. Mais peu à peu vous vous y faites. Vous vous confortez dans votre position de nouveau paria. Vous apprenez à vous glisser par les trous de toutes les aiguilles. Vous vous construisez un univers parallèle, marginal mais cohérent, conforme à vos propres principes.

Choisir son camp est une question de principes indépendante de toute perspective de victoire ou de défaite

Et votre conviction est paradoxalement renforcée par la démence grandissante des salauds qui vous chient leurs saloperies en jets continus sur leurs médias de propagande.

Loin de nous affoler par leurs menaces, ils nous renforcent dans nos convictions. S’ils veulent se passer de nous, nous nous passerons d’eux en retour.

La guerre fait désormais rage. Bien malin qui saura en prédire le vainqueur : du camp des vivants ou du camp de la mort ? Mais la sérénité vient précisément du fait que nous savons à quel camp nous appartenons et que rien ne saurait nous faire déroger à nos principes de vie, ni nous dévier de notre voie. La perspective d’une victoire ou d’une défaite n’entre pas dans nos critères de choix.

A propos de Pierrick Tillet 3965 Articles
Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.