“Boss” ou l’implacable point de non-retour du pouvoir

Boss.jpgQue se passe-t-il encore au cinéma ? En fait pas grand chose. Des déclinaisons des grandes œuvres passées. Quelques lueurs passagères. Avec plus ou moins de bonheur. Par contre, en attendant une renaissance de l’art cinématographique à travers la révolution numérique, reste les séries TV. Ma fille vient de m’en faire découvrir une nouvelle à couper le souffle : “Boss”.

Sont incroyables ces Américains, il faut reconnaître. Des prodiges pour ce qui est de l’invention. Et surtout une manière d’ausculter leur propre corps social au scalpel. Et sans ménagement. “The Wire”, “The Sopranos”… et aujourd’hui “Boss”.

« La Grande fraude » selon le commissaire divisionnaire Gayraud

La_Grande_fraude.jpgFumasse, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud. Au point de le faire savoir par voie éditoriale à travers un rapport de police circonstancié : “La Grande fraude” (Odile Jacob, 262 p., 22,90 €). Comprenez, une entourloupe de cet acabit, ça ne pouvait par dormir sur l’étagère poussiéreuse d’une armoire de commissariat.

Au fait, de quelle entourloupe s’agit-il ? Facile, c’est écrit dans le sous-titre du bouquin :

<< Crime, subprimes et crises financières >>

Michel Leis et le paradoxe du Guépard

le paradoxe du GuépardLa “science” économique réduite à des équations théoriques ou aux déclinaisons techniques des économistes est aussi vaine qu’ennuyeuse à mourir. Bien plus passionnante est sa mise en perspective avec cette course à la dominance qui est le propre des comportements humains. Voilà pour quoi je me suis passionné pour le dernier livre de Michel Leis : Crises économiques et régulations collectives (22 euros, éditions du Cygne).

Diplômé de l’université Paris Dauphine, chef de projet au siège européen d’une multinationale, Michel Leis s’intéresse à l’évolution des normes de régulations sociales que furent ou sont encore le progrès, le travail, la consommation, la production, la course au profit. Et, partant, aux “crises” qui affectent ces différents référentiels dans les périodes de tensions exacerbées.

Jeux olympiques : une histoire vraie et émouvante

L’histoire que vous allez lire maintenant est une des plus émouvantes que je connaisse. Je le dis avec d’autant plus d’humilité que je n’en suis pas l’auteur. Elle est racontée par une inconnue dénommée Lnela. J’ai découvert [son texte|http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=36458] en novembre 2006. Le revoici, toujours de circonstance, illustrations comprises. Lnela…

Les hypothèses de Lordon sur l’hérésie des taux négatifs

Honnêtement, vous auriez du fric à prêter à un pote en manque, le prêteriez-vous… en lui versant vous-même un taux d’intérêt ? Eh bien, c’est ce que font depuis quelque temps les investisseurs. Ils prêtent à taux d’intérêt négatifs à des pays et à des organismes comme l’Allemagne, la France, la Belgique, le Fonds européen de stabilité financière (FESF)…

Un feuilleton pour l’été : Berruyer démonte la crise

Il y a des jours comme ça, on se sent baigné par l’intelligence. Des choses qui vous semblaient complexes vous apparaissent lumineuses. Ainsi de cette formidable interview d’Olivier Berruyer sur la radio parisienne [RIM|http://icietmaintenant.com/] (Radio Ici & Maintenant) le 27 juin 2012.

Selon Dennis Meadows, il y a des limites à la croissance

"Les limites à la croissance" (Dennis Meadows).jpgUn samedi matin, café tartines, le soleil qui se hasarde dans la cuisine, et puis soudain, paf, vous tombez sur cette superbe interview dans Les-Crises.fr d’un certain Dennis Meadows. Vous connaissez Dennis Meadows ? Écoutez-le, le genre de type à vous éclaircir vos journées…

Dennis Meadows fut un des auteurs en 1972 d’un célèbre rapport au titre prémonitoire : << Les limites à la croissance >>. Une problématique tout ce qu’il y a d’humain : la croissance infinie est impossible ; alors, chers humains, ou bien vous vous calmez, ou bien des forces qui vous dépassent vont se charger de le faire à votre place. Et il risque de vous en cuire.

Pour Caleb Irri, la solution de la crise est dans la sédition

Il y a de rares blogueurs que l’on suit avec un intérêt particulier, pour la justesse de leurs analyses et l’évidence des solutions proposées. C’est le cas de Caleb Irri et de ses “Pensées doubles”, un blog improbable, basique de chez basique, mais aux textes lumineux.

Quand François Leclerc chronique la “Grande perdition”

Grande-perdition-Francois-Leclerc.jpg“Chroniques de la Grande perdition”. Eh non, elle n’est pas de moi, celle-là ! Il s’agit du titre du dernier ouvrage de François Leclerc (éditions Osez la république sociale !, 168 pages, 8,50 €). Vingt-neuf chroniques allant du 20 septembre 2011 au 28 mars 2012, initialement publiées chez Paul Jorion (qui préface).

Le lecteur familier de mes propres chroniques trouvera dans le titre de François Leclerc quelques similitudes avec les propos que j’y tiens habituellement. L’appellation “Grande perdition” pour qualifier la crise actuelle, par exemple.

Quand l’Argentine Cristina Kirchner fait du Mélenchon

Cinglante décision prise par la présidente argentine, Cristina Kirchner. Ni une, ni deux, elle vient d’exproprier 51% de la compagnie pétrolière pétrolière YPF, contrôlée par le groupe espagnol Repsol. Et s’apprête à nationaliser la filiale en question. Motif : production insuffisante sur le sol argentin.

Lordon : « Le soulèvement ou la table rase par l’effondrement »

Le 15 janvier 2011, Frédéric Lordon, économiste hors sérail microcosmique, était invité à une conférence organisée par Attac et  Mediapart sur le thème : << Quel remède à la crise démocratique européenne ? >> Frédéric Lordon décida de répondre à cette question << sans circonvolutions inutiles >>.