La course du Ironman

Un jour, le fils dit : << Papa, tu veux bien courir le marathon avec moi ? >>
Le père dit : << Oui, mon fils. >>
Et ils coururent leur premier marathon. Puis un autre…
Un autre jour, le fils demanda : << Papa, tu veux bien courir le Ironman avec moi ? >>
(Le Ironman est le triathlon le plus difficile qui soit : 4 km de natation, 180 km de vélo, 42 km de course à pied.)
Le père : << Oui, mon fils. >>
Et ils coururent…

Le politique comme dernière dimension de la crise, selon François Leclerc

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<< Nous entrons dans la dernière dimension >>, titre François Leclerc, chroniqueur sur le blog de Paul Jorion, dans sa lumineuse “actualité de la crise”. Et cette ultime épisode de la chute, après l’implosion financière, la dilution de l’économie réelle et la désintégration sociale, sera politique.

L’indispensable art du bien-vivre ensemble selon Michel Rocard

Époustouflante leçon de macroéconomie par Michel Rocard devant 500 professionnels de la plateforme immobilière Cerenicimo (source : La Tribune). Pas la peine de s’exciter, a-t-il dit en substance à son assistance médusée, il n’y aura ni reprise de la croissance en 2013, ni de sitôt une quelconque sortie de crise.

« Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn »

Billy_Lynn.jpgLe soldat Billy Lynn, dix-neuf ans, étourdit son bourdon dans la fumette et l’alcool. La << Tournée de la victoire >> organisée  au pays natal pour ranimer la flamme patriotique, ce projet de film hollywoodien où son personnage doit être interprété… par une actrice, tout ça commence à lui courir sérieusement le chou.

Sa préoccupation à lui est plus prosaïque : va-t-il oui ou non, au bout du compte, être renvoyé dans le merdier irakien ? Voilà résumé à grands traits le sujet du dernier roman de Ben Fountain,  << Fin de mi-temps pour le soldat Billy Lynn >> (Albin Michel, 22 euros).

Les cinq principes de la propagande de guerre, selon Michel Collon

Michel Collon, vous connaissez ? Belge, écrivain et journaliste indépendant, il livre sur son site Investig’Action des analyses au scalpel du monde dans lequel nous vivons. Sa dernière contribution m’a valu moult recommandations. Michel Collon y invite à détecter les “médiamensonges” sur la guerre que mène la France au Mali.

Cadeau de Noël : “Danzon n° 2”, dirigé par Gustavo Dudamel

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Regardez bien la vidéo qui va boucler ce court billet en guise de cadeau de Noël et d’étrennes réunis. C’est ma mioche de dix-huit berges qui vient de me faire découvrir ça. Regardez bien la jeunesse du chef d’orchestre, Gustavo Dudamel (né en 1981).

Mélenchon : « Je suis prêt à être Premier ministre »

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Note du Yéti : remarquable, exceptionnelle interview de Jean-Luc Mélenchon par Mathieu Deslandes sur Rue89. Vaut autant par la pertinence des questions que par la qualité des réponses. Extrait :

« C’est pas de la drague, c’est de la cohérence intellectuelle. » Le leader du Front de Gauche s’appuie sur l’écologie pour « proposer une majorité alternative de gauche ».

BD : “La Survie de l’espèce” par Paul Jorion et Grégory Maklès

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Une BD maintenant ! Intarissable, le Jorion ! Simultanément à la sortie de “Misère de la pensée économique” (Fayard), voilà qu’il se préoccupe de “La Survie de l’espèce” (Arte Futuropolis, 18 euros) avec Grégory Maklès aux pinceaux.

Forcément, on l’attendait au tournant, notre sociologue-anthropologue belge en goguette dans le monde des bulles. Eh bien c’est peu de dire qu’il ne rate pas le virage.

« Misère de la pensée économique » : les dix mesures urgentes de Jorion

Misere-Couverture.pngPas tout d’annoncer à l’avance, comme le fit Paul Jorion, << l’agonie du capitalisme >>. Encore fallait-il, une fois acquis le prochain dernier soupir du crevard, préparer le terrain à ce qu’il faudrait << mettre à la place >>. Ce à quoi s’emploie Jorion dans son dernier opus, “Misère de la pensée économique” (Fayard, 20 euros).

Le moribond est certes en train de se ratatiner, mais les Diafoirus du système continuent d’essayer de faire croire à sa résurrection… en nous perfusant nous-mêmes de leur prétendue “science” à longueur de médias. Jorion met une jubilation certaine à zigouiller une à une leurs doctes prétentions.

“Boss” ou l’implacable point de non-retour du pouvoir

Boss.jpgQue se passe-t-il encore au cinéma ? En fait pas grand chose. Des déclinaisons des grandes œuvres passées. Quelques lueurs passagères. Avec plus ou moins de bonheur. Par contre, en attendant une renaissance de l’art cinématographique à travers la révolution numérique, reste les séries TV. Ma fille vient de m’en faire découvrir une nouvelle à couper le souffle : “Boss”.

Sont incroyables ces Américains, il faut reconnaître. Des prodiges pour ce qui est de l’invention. Et surtout une manière d’ausculter leur propre corps social au scalpel. Et sans ménagement. “The Wire”, “The Sopranos”… et aujourd’hui “Boss”.

« La Grande fraude » selon le commissaire divisionnaire Gayraud

La_Grande_fraude.jpgFumasse, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud. Au point de le faire savoir par voie éditoriale à travers un rapport de police circonstancié : “La Grande fraude” (Odile Jacob, 262 p., 22,90 €). Comprenez, une entourloupe de cet acabit, ça ne pouvait par dormir sur l’étagère poussiéreuse d’une armoire de commissariat.

Au fait, de quelle entourloupe s’agit-il ? Facile, c’est écrit dans le sous-titre du bouquin :

<< Crime, subprimes et crises financières >>

Michel Leis et le paradoxe du Guépard

le paradoxe du GuépardLa “science” économique réduite à des équations théoriques ou aux déclinaisons techniques des économistes est aussi vaine qu’ennuyeuse à mourir. Bien plus passionnante est sa mise en perspective avec cette course à la dominance qui est le propre des comportements humains. Voilà pour quoi je me suis passionné pour le dernier livre de Michel Leis : Crises économiques et régulations collectives (22 euros, éditions du Cygne).

Diplômé de l’université Paris Dauphine, chef de projet au siège européen d’une multinationale, Michel Leis s’intéresse à l’évolution des normes de régulations sociales que furent ou sont encore le progrès, le travail, la consommation, la production, la course au profit. Et, partant, aux “crises” qui affectent ces différents référentiels dans les périodes de tensions exacerbées.

Jeux olympiques : une histoire vraie et émouvante

L’histoire que vous allez lire maintenant est une des plus émouvantes que je connaisse. Je le dis avec d’autant plus d’humilité que je n’en suis pas l’auteur. Elle est racontée par une inconnue dénommée Lnela. J’ai découvert [son texte|http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=36458] en novembre 2006. Le revoici, toujours de circonstance, illustrations comprises. Lnela…

Les hypothèses de Lordon sur l’hérésie des taux négatifs

Honnêtement, vous auriez du fric à prêter à un pote en manque, le prêteriez-vous… en lui versant vous-même un taux d’intérêt ? Eh bien, c’est ce que font depuis quelque temps les investisseurs. Ils prêtent à taux d’intérêt négatifs à des pays et à des organismes comme l’Allemagne, la France, la Belgique, le Fonds européen de stabilité financière (FESF)…

Un feuilleton pour l’été : Berruyer démonte la crise

Il y a des jours comme ça, on se sent baigné par l’intelligence. Des choses qui vous semblaient complexes vous apparaissent lumineuses. Ainsi de cette formidable interview d’Olivier Berruyer sur la radio parisienne [RIM|http://icietmaintenant.com/] (Radio Ici & Maintenant) le 27 juin 2012.