Bucha : démontage d’une grossière propagande de guerre

La propagande de guerre ne s’embarrasse pas de subtilités, ni même de souci des vraisemblances. Le massacre de Bucha n’échappe pas à la règle.

On se rappelle bien sûr le faux charnier de Timisoara en Roumanie, les hôpitaux détruits – plusieurs fois ! – lors du siège d’Alep (Syrie), la fausse attaque au gaz à Douma (Syrie) démontée par le journaliste britannique Robert Fisk, et plus récemment le faux bombardement de la maternité de Marioupol démenti par celle-là même dont on avait utilisé l’image pour l’illustrer…

Une chronologie des faits qui accable la version ukrainienne du massacre de Bucha

Pour démonter la propagande de guerre montée à Bucha, pas besoin de s’appuyer sur un document vidéo improbable montrant un cadavre bouger, pas la peine de vous demander quelles raisons les Russes auraient eu d’entacher aussi bêtement leur réputation après avoir gagné leur guerre d’Ukraine. Non, il suffit de s’appuyer sur la chronologie des faits :

  • Le 30 mars, les troupes russes quittent la ville de Bucha ;
  • Le 31 mars, le maire de Bucha, tout sourire, confirme le départ des Russes sans mentionner la présence de cadavres dans ses rues :

Anatoly Fedoruk, maire de Bucha, le 31 mars : « On s’est débarrassé des orques russes, aujourd’hui est un grand jour de joie, un grand tournant des forces armées pour la région de Kiev, il faut que ce soit un tournant pour l’ensemble de l’Ukraine, gloire à l’Ukraine ! »
  • Le 3 avril (soit quatre jours après le départ des Russes), les médias occidentaux horrifiés découvrent soudainement des « centaines de cadavres » jonchant les rues de Bucha… juste après le retour des forces régulières ukrainiennes et de la SBU (services secrets ukrainiens).

Oui, mais les cadavres, qui les a tués ? Bonne question, mais la propagande de guerre ne se soucie pas d’être crédible, encore moins d’établir une quelconque vérité. L’important est juste qu’elle soit crue par ceux qui ont envie d’y croire ou intérêt à y faire croire, le temps d’un choc émotionnel.


DERNIÈRE MINUTE – Autre preuve de la falsification ukrainienne : dans la vidéo qui suit, datée du 2 avril, soit la veille de l’annonce du massacre, on voit les troupes ukrainiennes entrer dans Bucha ; aucune trace de « centaines de cadavres » dans les rues, aucune mention d’un massacre par les habitants interpellés :

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