Bob Solo, plein les mirettes : 10 et 11/09

Bob Solo, plein les mirettes : 10 et 11/09

10/09 – Ce matin. La journée a été violemment chaude, surtout au beau milieu des vignes. Je crois que j’ai chopé un méchant coup de chaud sur la tronche, ça va vraiment pas fort…

11/09 – Ce matin, là-bas, le Mont-Blanc.

« Au faîte d’un arbre, un oiseau dodu et minuscule chantait tout seul dans l’air enfantin et frais. Il chantait gratis, pour rien, pour le simple et innocent plaisir d’être un petit oiseau sous le ciel.

Sur la plus haute et plus fine et plus flexible cime de l’arbre, il soulevait une petite patte pour la décontracter, faisait de petits mouvements de gymnastique digitale pour se faire du bien, pour faire cesser la crampe. Puis il replaçait sur la branche la patte reposée et il soulevait l’autre.

Muni d’un petit bec dont il était extrêmement et insolemment propriétaire, il se fichait pas mal des sottises méchantes de l’humaine société. Il chantait l’amour et la belle vie et les vols joyeux de tout à l’heure, s’arrêtait de chanter pour lisser à petites coutures ses petites plumes puis reprenait son chant éperdu. »

(Albert Cohen, “Mangeclous”)

Rouge-queue noir, mâle. Hop, il m’a vu.

 

La photo est pas top, ce pioupiou bouge beaucoup. Mais je suis content de la revoir : la mésange bleue.

Et bien ça continue de murir…

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Autodidacte en tout, café-théâtre, chanson française (auteur-compositeur-interprète), sculpture, photo, écriture, et même agriculture, en rupture de ban avec "le système", je me cantonne désormais à produire de la pensée et de l'émotion. Je n'attends pas de jours meilleurs (ils seront pires) mais j'en fabrique comme je peux...