Autodestruction de l’espèce : de Lamarck avait tout prévu en 1820

Autodestruction de l’espèce : de Lamarck avait tout prévu en 1820

L’égoïsme et l’avidité des hommes ne datent pas d’hier. Leur aptitude à l’autodestruction non plus. En 1820, Jean-Baptiste de Lamarck écrivait :

« L’homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce.

En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues et stériles, inhabitables et désertes.

Négligeant toujours les conseils de l’expérience, pour s’abandonner à ses passions, il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, et les détruit de toutes parts et sous tous prétextes : en sorte qu’on voit des populations, autrefois considérables, s’appauvrir de plus en plus.

On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable. »

Jean-Baptiste de Lamarck, « Système analytique des connaissances positives de l’Homme », pages 154 et 155.

Tout est dit.

Rien à ajouter.

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Mes priorités : sortir de l’Union européenne, sortir de l’euro, sortir de l’Otan.