Le Grand jeu : press… pressti… presstituée

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Que n’avait-on entendu pendant la campagne présidentielle à propos du piratage de Macron par les hackers russes ? L’ours revenait le couteau entre les dents menacer la démocratie et notre glorieuse presse indépendante montait courageusement en première ligne pour faire face, le stylo à la main, au danger. L’imMonde, le Fig à rot ou le Nouvel oups s’élevaient hardiment contre l’incarnation du Mal :

Bis repetita : oui je lis Sputnik et Russia Today (et je vous invite vivement à en faire autant)

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Évidemment, pendant sa conférence de presse avec Poutine du 29 mai, le gringalet de l’Élysée n’a pas pu s’empêcher de dégommer les médias russes francophones, Russia Today et Sputnik, coupables selon lui de « fake news » (dont il ne donne aucune preuve) et de propagande (dont on rigolera en se rappelant l’attitude partisane obscène de nos propres médias français pendant la campagne présidentielle).

Le Grand jeu : l’éminence grise

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Si le cardinal de Richelieu, le père de la realpolitik internationale, est sans conteste l’un des plus grands personnages de l’histoire de France, il le doit en partie à l’extraordinaire équipe dont il sut s’entourer. Parmi elle, son conseiller de l’ombre, son << âme damnée >> comme on disait alors : le père Joseph. Espion, mystique, diplomate, intellectuel, homme de réseaux, il suscitera la fascination trois siècles plus tard d’Aldous Huxley, le fondateur du roman d’anticipation, qui lui consacrera une biographie romancée (pas toujours très précise).