LA FIN D’UN MONDE

Je ne sais si vous êtes d’accord, mais j’ai tout l’impression que la fin d’un monde s’annonce. L’histoire est coutumière de ces fins de cycles qui interviennent tous les dix ou vingt ans : la Première Guerre mondiale, la grande crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale (comme si la Première ne suffisait pas !), les bouleversements des années 60/70, la chute du bloc soviétique… Meurtriers ou pacifiques, ces bouleversements brutaux précèdent toujours de longues périodes de reconstruction. Périodes essentielles que conditionnent nos engagements politiques.

RACAILLE

Un petit ministre de l’intérieur trépignant, escorté par sa nuée d’adorateurs journalistiques, se rendit un soir dans une banlieue ghetto de la grande mégalopole parisienne. Las ! Il y fut reçu par forces invectives, crachats et œufs aviaires pourris. Quelque peu interloqué, mais fort de ses cours renforcés de communication, il tenta de reprendre pied et s’empara d’un des micros qui se tendaient langoureusement vers lui…

DÉBUT DE PANIQUE DANS LE MICROCOSME MÉDIATIQUE

((/images/internet.gif|internet|L)) Vous avez vu comme ces derniers temps, les médias du microcosme officiel tirent à boulets rouges sur les sites d’informations du web. C’est Dominique Wolton qui vibrionne sur France Inter sur les dangers de la Toile (vous savez, Wolton, le spécialiste tellement spécialiste de la communication qu’il n’y a pas une seule émission sur le sujet où il ne soit pas invité). C’est Daniel Schneiderman dans Libération qui distille ses soupçons sur Wikipedia, « l’encyclopédie libre, gratuite et multilingue » sur laquelle chaque internaute peut intervenir.

LA PAUVRETÉ EST MOCHE !

Aujourd’hui 17 octobre 2005, ils ont décrété une journée de refus de la misère. Et qu’entends-je, que lis-je sur les médias du microcosme au pouvoir ? En guise de refus, on parle surtout de « représentation » de cette misère. En clair, il faut prendre conscience de l’existence de la pauvreté, rendre leur dignité aux pauvres, ne plus les cantonner dans des ghettos. Je ne doute pas (quoique) de la bonne volonté de ceux qui en appellent à cette reconnaissance, mais cette vision « chrétienne » du problème me chauffe le sang. Croit-on qu’on refuse la misère en redorant des oripeaux ? Glorifier les pauvres, c’est en justifier l’existence. N’a-t-on pas été dans le passé jusqu’à promettre aux miséreux qu’ils seraient les premiers au « royaume de Dieu ». Foutaises !