Le quartier de La Chapelle-Pajol interdit aux femmes, vérité ou mensonge ?

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L’info a fait le buzz : le quartier de la Chapelle-Pajol, Paris 18e, envahi par des réfugiés indésirables pour certains, serait désormais devenu un dangereux no womans land. Mensonges ou vérité ? Les témoignages s’opposent…

À l’origine du buzz, un article du journal Le Parisien, affirmant que ce quartier classé << sensible >> serait dangereux, sinon carrément interdit aux femmes.

L’info est immédiatement reprise par l’ensemble des médias du microcosme, par les politiques en pleine campagne législative (Valérie Pécresse, par exemple), et par des témoins de témoins :

Mais des femmes, vivant au quotidien dans le quartier, montent au créneau contre cette version des faits qu’elles jugent abusive :

D’autres encore, révoltées, publient un tract s’inscrivant en faux contre ces insinuations qu’elles qualifient d’ << instrumentalisation du féminisme à des fins racistes et anti pauvres, sur fond de campagne électorale >> :

<< Nous femmes du 18e, La Chapelle , Pajol, Barbès…

Nous habitons dans un quartier populaire que nous aimons.

Nous ne nions pas qu’il y ait du sexisme, mais pas plus que dans tout autre quartier.

Partout dans le monde les hommes profitent des femmes

Nous habitons dans un quartier où la solidarité est forte,

c’est pourquoi les migrants s’y réfugient faute de pouvoir habiter quelque part,

dans un logement.

Nous habitons dans des quartiers où ce que vous appelez « trafic »

nous on l’appelle survie.

Depuis plusieurs années, petit à petit la bourgeoisie s’installe dans notre quartier et veut le transformer à son image, en repoussant la misère hors de sa vue.

C’est pour ça que les flics occupent l’espace public en permanence, pour chasser les pauvres et la misère, la repousser toujours plus loin d’un Paris qui se veut aseptisé.

Nous sommes contre l’instrumentalisation du féminisme à des fins racistes et anti pauvres, sur fond de campagne électorale.

C’est trop facile de se rappeler des femmes quand il s’agit de virer les pauvres et les étrangers. Et une fois de plus c’est les utiliser, c’est NOUS utiliser !

Nous ne vous laisserons pas faire. >>

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Au final, qui dit vrai, qui dit faux ? Nous te laissons seul juge, cher lecteur.

Mais remarque bien qu’en l’état, tous les procureurs se réfèrent à des affirmations de ceux qui ont entendu dire que… Alors que la défense s’appuie sur des témoignages directement vécus au quotidien.

Alors, vrai, faux ? N’hésite pas à témoigner sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) où ce billet est partagé, ami lecteur-trice témoin des faits.

=> Source vidéo : Paris-luttes.info

A propos de Pierrick Tillet 3814 Articles
Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.