Le naufrage des prédicateurs mainstream en leur chaire menacée

hollandepascandidat.jpgCliquer pour agrandir… et bien rigoler (montage : Acrimed)

Brexit, victoires de Trump ou de Juppé, renoncement de François Hollande… les erreurs de pronostics de l’élite mainstream, qui n’avait strictement rien vu venir sinon son contraire, font la risée des réseaux sociaux et des médias alternatifs. Mais s’agissait-il vraiment de pronostics ?

On ne comprendra rien aux agissements des médias du microcosme si l’on ne se rend pas compte que ceux-là émettent avant tout des vœux présentés en pronostics, des souhaits qu’ils voudraient auto-réalisateurs, même en dépit du bon sens.

Les imaginez-vous prévoir les victoires d’un Mélenchon ou d’un Poutine, même si celles-ci étaient de plus en plus évidentes ? Ce serait un peu comme s’ils admettaient que la baisse apparente du chômage n’est due qu’à un traficotage grossier entre les taux des différentes catégories de demandeurs d’emploi.

Reprenez la somme de leurs pronostics depuis une trentaine d’année et vous verrez qu’ils se trompent toujours lorsqu’une victoire leur est défavorable. La victoire du non au référendum de 2005, par exemple.

En vérité, ceux-là ne sont pas plus pronostiqueurs qu’experts ou journalistes, ce sont des prédicateurs qui ne prêchent plus que des vœux pieux à mesure que leur chaire est menacée. Ils en sont même venus à appeler « fake news » les nouvelles (de plus en plus nombreuses) qui ne cadrent pas avec leur évangile.

Mais plus drôle encore sera la chute finale de leur chaire. Qu’ils se refuseront forcément jusqu’au bout d’anticiper.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.