Propagande : submergés par le « populisme », ils inventent les « fake news »

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Ils pensaient tenir l’épouvantail anti-subversion magique :  l’accusation de populisme. Or voilà que leur épouvantail les submergent de partout : Brexit, Trump… Pas grave,  ils viennent d’inventer la parade : les « fake news ».

C’est quoi des « fake news » ? De  « fausses nouvelles » obligeamment diffusées, prétendent-ils, sur les réseaux sociaux et inspirés par le machiavélique Poutine ou Daech pour faire bonne mesure.

Selon eux, c’est Poutine qui serait à l’origine de la défaite d’Hillary Clinton à la présidentielle US. Et Angela Merkel lance l’alerte contre le << trollage >> et les << fake news >> qui pourraient influencer les élections fédérales  allemandes  de septembre 2017 :

Haro  donc sur ces réseaux sociaux qu’ils ne parviennent décidément pas à contrôler. Haro sur Wikileaks dont ils n’arrivent pas à bloquer le flot incendiaire (faux, vraiment les milliers de mails compromettants du gang Clinton ?). En réalité, ce qu’ils appellent « fake news » sont surtout des informations qu’ils ne veulent surtout pas voir révélées.

Mais il y a plus drôle encore. Dans leur désarroi, nos pros de l’info vérifiée (sinon verrouillée) finissent même par rejeter des nouvelles émanant de leur propre camp. Cherchez donc sur les médias de leur microcosme cette information toute fraîche datant du jeudi 24 novembre :

Gros risque de crash sur les marchés financiers

Forte probabilité d’une hausse de la volatilité [comprenez mouvements de panique dans les milieux financiers et les banques, ndlr] dans un avenir proche et potentiel important d’un ralentissement brutal en raison de l’augmentation des incertitudes géopolitiques mondiales et des distorsions du marché dans les pays émergents. Renforcés par les incertitudes pesant sur un certain nombre d’élections importantes — référendum constitutionnel en Italie début décembre, élections législatives en France et aux Pays-Bas au printemps 2017 et élection générale allemande à l’automne 2017 –, ces facteurs pourraient enflammer l’aversion pour le risque au niveau planétaire et entraîner une énorme perte de confiance. Ces incertitudes pourraient avoir un impact négatif sur des gouvernements ou des banques souffrant de niveaux d’endettement élevés.

L’auteur de ce brûlot : la Banque centrale européenne. Avec Mario Draghi en taupe russe ?

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.