Onde de choc Trump : l’Union européenne en pleine confusion

Donald Trump et Nigel Farage le 12 novembreDonald Trump et Nigel Farage le 12 novembre

L’onde de choc déclenchée par l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ne pouvait manquer de traverser l’Atlantique et de toucher les rivages bien morcelés de l’Europe. Et comme d’habitude celle-ci réagit par une extrême confusion.

Il y a d’abord eu les retournements de casaques contraints et forcés de dirigeants européens déboussolés. La palme comme d’habitude à notre inénarrable président français qui, après avoir clamé les << haut-le-cœur >> que lui provoquait le candidat républicain, après avoir déclaré, à la veille du scrutin, faire << confiance au peuple américain >> pour faire un choix (Clinton) conforme à ses << valeurs >>, a tenté de sauver la face en appelant le nouvel élu à… euh… teuf teuf… << clarifier les positions >>.

Moyennant quoi, la conversation téléphonique n’a pas duré cinq minutes et Trump, juste avant de recevoir le britannique Nigel Farage, champion du Brexit, s’est bien gardé d’inviter un tocard qui, laissait-il entendre à son entourage, ne serait de toute manière plus en poste d’ici quelque mois.

Autre signe de confusion, le foirage total, dimanche 13 novembre, d’une << réunion d’urgence >> des ministres des Affaires étrangères de l’UE visant à déterminer une position commune face à une élection US inopinée.

Le britannique Boris Johnson a décliné l’invitation, le français Jean-Marc Ayrault s’est trouvé une excuse d’agenda de dernière minute, le ministre hongrois opta carrément pour le boycott en parlant de l’attitude << hystérique >> de certains de ses collègues, d’autres se sont contentés d’envoyer des émissaires de pure convenance. Et bien sûr, comme d’habitude, rien, absolument rien n’est sorti de ce pince-fesse fébrile.

En marge de cette débandade européenne, mais venant encore renforcer le désarroi ambiant, deux élections, en Bulgarie et en Moldavie, viennent de porter ce week-end au pouvoir des candidats << pro-russes >>. Précisons que ce dernier qualificatif émane des feuilles de chou propagandistes que sont Le Monde and co. Parce que les nouveaux responsables politiques en question sont d’abord et surtout opposés aux catastrophiques sanctions occidentales contre leur voisin russe et à l’étouffoir d’une UE en pleine déliquescence.

À ce point de capharnaüm, celle-ci peut sans nul doute compter ses derniers jours.

A propos de Pierrick Tillet 3661 Articles
Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.