La Maman et la putain etc.

ILLUSTRATION

L’été est la saison propice aux réflexions, aux remises en question. Cet été, j’en ai profité pour revoir le film de Jean Eustache, La Maman et la putain

Je me souviens, en le voyant à sa sortie en 1973, je m’étais dit : << Fallait-il que nous en ayons gros sur la patate pour en arriver là ? >>

Je me souviens qu’à l’époque, certains critiques éclairés comme Jean-Louis Bory déclaraient à propos de l’acteur principal : « Jean-Pierre Léaud joue faux et reste faux. » Ils avaient raison. Jean-Pierre Léaud tentait d’échapper, au risque de la maladresse, à un monde sclérosé devenu insupportable. Mais écoutez donc le ton férocement libéré de ses compagnes, Françoise Lebrun et Bernadette Lafont.

En revoyant La Maman et la putain, en ce morose été 2016, je ne peux m’empêcher de penser : << Qu’avons-nous fait pour redescendre à l’âge de pierre qui précédait ce film ? >>

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