Boycott : je ne regarderai pas les JO de Rio (et pourtant j’aime ça)

PHOTODes milliers de manifestants à Rio contre les JO et le « président par intérim » Tremer

Il y a des moments ou il faut prendre le taureau par les cornes : non, je ne regarderai pas les jeux olympiques qui se déroulent à Rio. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui m’en manque…

Parce que oui, le sport, j’aime ça. Même de haute compétition. Particulièrement les JO. Et encore plus particulièrement les « petits » sports de la première semaine.

Pas la peine de me rappeler le rôle de l’argent sale qui pourrit tout, les récupérations tant politiques que médiatiques, le dopage généralisé.

Je sais.

Mais ça ne me gêne pas. Les JO sont une activité humaine comme les autres, avec tous les défauts et les excès humains. Je suis passionné par l’observations des activités humaines, avec tous leurs défauts. J’arrive même à y trouver une certaine exaltation, surtout dans le cas du sport, et encore plus dans celui des JO pour leur caractère universel.

Des limites à l’obscénité

Mais il y a des limites à ne pas dépasser. Et là, il y en a deux qui ont été pulvérisées :

  • les JO de Rio ont brisé le côté universel de l’olympisme avec cette affaire cousue de fil blanc montée contre la Russie (en sport, le dopage concerne TOUTES les nations et je suis même d’avis qu’il conviendrait de le légaliser pour y voir plus clair et mettre fin à l’hypocrisie) ;
  • les JO se déroulent aujourd’hui dans un pays en plein coup d’État politique avec à leur tête un président « par intérim » corrompu, à qui la justice brésilienne vient même d’interdire de se présenter à l’élection du poste qu’il occupe !

Il y a des limites à l’obscénité : la mort dans l’âme mais résolu, je ne regarderai pas plus les JO de Rio que je n’aurais regardé ceux organisés par Hitler à Berlin, ou que je n’ai regardé la coupe du monde de foot en Argentine du temps du dictateur Videla, ou que je ne regarderai la prochaine qui se déroulera au Qatar.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.