Un acte d’une gravité inouïe : un policier refuse de serrer la main de François Hollande et de Manuel Valls

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La scène s’est déroulée le 17 juin à la préfecture de Versailles lors d’une cérémonie officielle d’hommage aux deux victimes de Magnanville. Lors de la revue d’effectifs, un policier a refusé de serrer la main du président de la République, François Hollande, puis de Manuel Valls, Premier ministre.

Cette acte d’insubordination lors d’une cérémonie protocolaire est d’une gravité inouïe. D’autant qu’il fait suite à une longue série de rebuffades subies par une autorité politique en pleine déroute : ministre agressé se prenant des œufs sur la tête, président moqué, insulté, enquêtes d’opinion en berne, pays paralysé depuis trois mois par une succession ininterrompue de grèves et de manifestations contre les décisions du pouvoir… Bafouée à ce point, l’autorité cesse tout bonnement d’exister.

<< C’est le chaos >>, a admis un ministre mardi 15 au lendemain de la grande manifestation contre la loi Travail.  << On en sortira… les pieds devant ! >> a renchéri un « ami » du président. Ces propos n’ont pas été rapportés par quelques trolls sournois en mal de fakes malveillants sur les réseaux sociaux, mais par deux honorables quotidiens de la presse officielle : Le Figaro et Le Parisien.

C’est dire l’état de dilution complet dans lequel se noie aujourd’hui notre pays.

<< Il y a trop de problèmes dans la police. On en a ras-le-bol ! >> aurait lancé le policier révolté à Manuel Valls. En réalité, la motivation particulière de ce fonctionnaire de police n’importe pas. Elle est juste une goutte d’eau qui fait déborder le vase de l’exaspération. Ce qui reste de cette affaire, c’est le naufrage politique complet du pouvoir aujourd’hui en place.

Aucune sanction, aucun roulement de pupilles, aucune crispation martiale de mâchoire, ni aucune autre manifestation d’autoritarisme ne sont plus en mesure de restaurer une autorité définitivement évanouie. Le mieux qui puisse désormais arriver à notre pays est de parvenir à se débarrasser, très vite, des usurpateurs qui le polluent.

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