Euro : du sport à la guerre civile

ILLUSTRATION

Décidément, rien ne va plus. Ils attendaient l’Euro pour court-circuiter l’insurrection sociale… et ils récoltent le chaos ! Les émeutes qui ont ensanglanté Marseille et Nice avaient tout de scènes de guerre civile incontrôlable et incontrôlée.

Ce qui frappaient dans ces émeutes de hooligans, c’étaient l’impuissance, l’impréparation et même l’absence des forces de l’ordre (personne dans les travées du Stade-Vélodrome pour séparer les deux camps de supporters).

La réaction des autorités, tout aussi dépassées que leurs policiers, en rajoutait à l’absurde et au pathétique :

Jean-Claude Gaudin (maire de Marseille) : << Le dispositif parfaitement organisé, mis en place par les forces de sécurité, a permis de circonscrire la violence. >>

Antoine Boutonnet (chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme – DNLH) : « Il n’y a pas de constat d’échec dans la mesure où l’intervention rapide et efficace des forces de l’ordre a permis de circonscrire les incidents dans le temps et dans l’espace. >>

Bilan de cette « escarmouche » parfaitement anticipée et maîtrisée : 35 blessés dont trois graves et un homme entre la vie et la mort !

Quelques jours avant l’ouverture de la compétition, Patrick Kanner, ministre des Sports, avertissait au micro de France Inter, les grèvistes anti-loi Travail qui voulaient saccager l’image de la France aux yeux des entreprises étrangères et des touristes. Titres des médias européens au lendemain des premiers matchs :

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.