Référendum hollandais : encore un camouflet pour le clan européiste

ILLUSTRATION

Plus de 60% de non contre moins de 40 % de oui. Et une participation suffisante pour valider le réferendum qui vient de se tenir le mercredi 7 avril aux Pays-Bas. Un nouveau camouflet que le clan européiste à bien du mal à encaisser.

Bien sûr la question portait sur l’acceptation ou non d’un accord entre l’Union européenne et l’Ukraine. Mais chacun savait bien que l’affaire concernait l’avis des néerlandais sur la viabilité de l’UE elle-même. Et Juncker, président de la Commission de Bruxelles était même monté au créneau pour essayer d’éteindre ce nouvel incendie eurosceptique.

Peine perdue la claque est cinglante. Et difficile d’en trouver une trace vraiment apparente dans nos gazettes confites et dans les dépêches d’agence. Sauf au tout début de la nuit quand celles-ci pensaient encore que le quorum de participation (30 %) ne serait pas atteint. 

Certains prirent même leurs désirs pour une réalité qui n’appartenait encore qu’aux fameux « sondages à la sortie des urnes ». Comme le souligne Coralie Delaume sur son blog l’Arène nue, un journaleux des Échos se montra fort impétueux dans ses conclusions. 20h02 :

<< Contre toute attente, le vent d’euroscepticisme qui était attendu hier aux Pays-Bas à l’occasion d’un référendum d’initiative populaire, est resté lettre morte […] Le camp du oui a su rebondir sur des arguments qui auraient pu inciter les électeurs à se déplacer pour voter non […] L’issue du scrutin apparaît comme une victoire pour le premier ministre libéral Mark Rutte. Et par ricochet pour l’Union européenne >> (Les Echos, 6 avril, 20h02).

« No Satisfaction » sans sortie de l’UE

Manque de pot, les « vrais » résultats allait remettre l’impudente feuille de chou à sa place.

Les plus sceptiques parmi les eurosceptiques avanceront que ce résultat, comme pour les précédentes consultations du genre (cf. le référendum français de 2005) risque fort d’être enterré par les eurolâtres.

Sûr que ceux-là tenteront le coup, mais en attendant le Premier ministre néerlandais vient de déclarer qu’avec un tel résultat négatif, l’accord UE-Ukraine était clairement remis en cause (rappel : il faut l’unanimité des pays membres de l’UE pour qu’un tel accord soit entériné). Et on imagine sans peine l’effet stimulant de ce résultat sur les tenants du Brexit anglais qui ont actuellement le vent en poupe et viennent de recevoir un appui inattendu : celui de Mick Jagger :

<< « No satisfaction » sans le Brexit. >>


DERNIÈRE MINUTE : la Commission de Bruxelles informe qu’en attendant la décision définitive du gouvernement néerlandais, l’accord UE/Ukraine serait << provisoirement >> appliqué (sans préciser de quelle durée ce « provisoire »). Incorrigibles !

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