Conseil pratique : comment s’informer sans se laisser polluer par la propagande des médias mainstream

753806-david-pujadas-diapo-1.jpg

Combien croient encore se mettre au courant de l’actualité et croulent sous la propagande des médias mainstream ? Il y a pourtant aujourd’hui bien des moyens d’y échapper. Et gratos en plus. La révolution, ça commence par le mise hors d’état de nuire de « l’information » faisandée.

À titre d’exemple, et pour tous ceux qui m’ont envoyé des messages en ce sens, voici la façon dont je procède personnellement pour m’informer et produire mes chroniques.

Les agences de presse

La première chose à savoir est que les médias mainstream (journaux, radios, télés, plus leurs prolongations sur Internet) n’ont quasiment plus de journalistes, rien que des éditorialistes payés par des patrons milliardaires, aidés par la pub d’entreprises capitalistes et les « aides à la presse » que leur retournent obligeamment une autorité politique corrompue.

Ceux-là, les éditorialistes mainstream, ne font jamais que reprendre des dépêches d’agence qu’ils triturent au gré de leur religion patronale. Plutôt que de subir leurs prêches, rien ne vous empêche de vous faire vos propres idées en glanant directement vos infos via les dépêches de ces agences. L’objectivité n’étant pas de ce monde, il est bien sûr nécessaire de croiser plusieurs sources. Voici les miennes :

Les webmédias alternatifs

Internet est évidemment une nouvelle source foisonnante d’informations. Trop foisonnantes, jugent certains — ce qui est évidemment aussi faux que de dire que l’information doit au préalable être triées par des « professionnels » (des professionnels payés par qui, au fait ?).

En attendant de démêler le vrai du faux, des webmagazines proposent des infos et des points de vue alternatifs intéressants. Voici mes favoris[1] :

À ceux-là, on peut greffer quelques sites plus pointus. Pour le Moyen-Orient, par exemple, je suis le reporter anglais Robert Fisk et le site Chroniques du Grand Jeu.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux Facebook et Twitter sont aussi une précieuse mine de renseignement… à condition d’y poser ses propres filtres pour ne pas être submergé, c’est-à-dire en choisissant soigneusement ses « amis ». Une règle : préférer toujours ceux qui relaient des infos à ceux qui se contentent d’étaler leurs états d’âme indignés.

Il faut aussi, reconnaissons-le, apprendre à déjouer les manipulations. Je me suis souvent laissé piéger par ceux qui pour appuyer un avis présent l’illustrent par des documents datant de Mathusalem.

Par contre, il est faux de dire que les réseaux sociaux, et Internet plus généralement, sont le lieu propice pour les intox. La Toile a ceci de particulier qu’elle est très réactive. Les fakes (infos truquées) y sont prestement démasqués et aussitôt corrigés, ce qui n’est pas du tout le cas dans les médias mainstream.

Enfin, n’oubliez pas que vous avez vous-même un rôle sur les réseaux sociaux : celui de « partager » (Facebook) ou de « retweeter » (Twitter) pour les autres les informations qui vous semblent importantes. La chaîne de l’info, vous en êtes aussi un des indispensables maillons.

Les « agrégateurs » d’information

Pour s’y retrouver facilement dans les nouvelles publiées sur les sites que vous aurez sélectionnés (réseaux sociaux exclus), il existe un outil bien pratique : l’agrégateur personnalisé. Grâce à celui-ci (qui diffère des agrégateurs clé-en-main genre limportant — ceux sont d’autres qui sélectionnent pour vous), vous choisissez vous-mêmes vos sites d’infos favoris et chaque fois que l’un d’entre eux publiera un nouvel article, celui-ci apparaîtra dans votre agrégateur jusqu’à ce que vous l’ayez lu ou éliminé.

Pour « agréger » les nouvelles de mes sites de référence, j’utilise feedly. On peut même s’y abonner aux Chroniques du Yéti, dingue !

Si vous tenez malgré tout à savoir aussi ce que prêche l’Église officielle, munissez-vous d’un logiciel anti-pub pour ne pas être inondé d’écrans publicitaires intempestifs (les « pop-up »). Le leader incontesté en la matière est le logiciel AdBlock[3]. N’hésitez pas non plus à vous désintoxiquer régulièrement de la propagande en consultant l’excellent « observatoire des médias » Acrimed.

Voilà, vous êtes fin prêts à vous informer et à vous faire vos opinions sans passer par les sermons des curés de la religion unique. À vous de faire le tri dans ma petite liste et d’y ajouter des sites de votre propre cru. Vous connaissez en tout cas maintenant mes sources d’information.

Notes:

[1] Certains ne manqueront pas — à juste titre — de signaler les manquants. Mais à trop vouloir être exhaustif, on noie le propos. Et ma sélection privilégie volontairement les sites d’information aux sites d’opinion. Parmi ceux-ci, je suis les très intéressants sites suivants (par ordre alphabétique) :

D’autres encore valent le passage : CQFD, La Brique, La Décroissance

[2] Pour ceux qui sont rétifs aux langues étrangères, sachez qu’ils existent de bons traducteurs dans tous les dialectes de la planète. Le navigateur Chrome en intègre un excellent avec des traductions quasi simultanées. 

[3] Les « grands » médias français (Le Monde, Libé, l’Obs, l’Express…) se sont donnés le mot pour tenter de forcer leurs lecteurs à visionner leur soupe. Quand vous consultez l’un d’entre eux, un écran apparaît automatiquement qui vous demande de désactiver votre bloqueur de pub pour pouvoir lire l’article qui vous intéresse. Voilà une astuce sur AdBlock pour contourner ce problème : dans les options, liste des filtres, cochez l’option « Avertissements Adblock » (supprime les messages au sujet de l’utilisation de bloqueurs de publicité) et le tour est joué (ça marche pas à tous les coups, mais presque) 😀

A propos de Pierrick Tillet 3657 Articles
Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.