Brexit : la France menace d’échanger les réfugiés de Calais contre les banques de Londres

Cameron_Hollande_Merkel.jpgCommentaire du média allemand DWN : dans l’UE maintenant tout le monde est contre tout le monde.

Et allez donc, face à la menace d’un résultat contraire au référendum britannique du 23 juin, et au Brexit qui s’ensuivrait, l’artillerie lourde, très lourde, est lâchée. Et c’est les Français qui tirent les premiers.

Dans une interview au Financial Times, le ministre de l’économie Emmanuel Macron menace ouvertement de lâcher les réfugiés de Calais en cas de Brexit. À l’en croire, l’accord tacite en vertu duquel la France retiendrait ces hordes indésirables, si désireuses de passer outre-Manche, n’aurait plus de raison d’être en cas de victoire noniste.

Pour faire bonne mesure, Macron propose même d’échanger les pestiférés de Calais contre les banques de la City de Londres dont il rappelle avec élégance tous les « avantages » que celles-ci ont tirées en opérant au sein de l’UE.

L’exploitation inhumaine du problème des réfugiés à des fins politiques, on croyait ça réservé à l’extrême-droite haineuse et revancharde, s’étrangle le journal allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichtung (DWN) en rapportant l’affaire :

<< Les remarques de Paris indique une accélération de la décomposition des élites politiques en Europe. En France, le Front national est prêt à prendre le pouvoir. L’image dévastatrice que donne le gouvernement français, aide Marine Le Pen à maintenir le niveau de la campagne présidentielle française en-dessous de la ceinture. >>

Bon, direz-vous, Macron, c’est Macron. Eh bien non, il fallait aussi que Pépère, président d’à peine 15 % des Français (sondage), sorte son escopette devant David Cameron :

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