Vidéo : l’enquête qui dérange la propagande occidentale sur la « révolution » ukrainienne

ILLUSTRATIONLe journaliste d’investigation Paul Moreira

Rien n’y aura fait, pas même les réclamations outragées de l’ambassade d’Ukraine, ni les cris d’orfraies de nos chiens de garde mainstream : l’enquête-vidéo du journaliste français Paul MoreiraUkraine les masques de la révolution, a bien été diffusée sur Canal+ lundi 1er février dans le cadre de l’émission Spécial Investigation.

Et ce que cette enquête révèle ne va pas du tout, mais alors pas du tout, dans le sens de la propagande occidentale qu’on nous déverse sans nuances et encore moins de contradictions sur la « révolution » ukrainienne commencée place Maïdan de février 2014.

<< Cette légère impression de m’être fait avoir >>

Remarquez, les lecteurs fidèles de ce blog et de ceux qui sont dans la même mouvance d’opinion (les-crises.fr d’Olivier Berruyer, russeurope de Jacques Sapir…) ne seront guère étonnés par ces révélations :

  • oui, les émeutiiers de la place Maïdan ont vite été récupérés et manipulés par des groupes ouvertement néonazis (le parti Svoboda, le mouvement Pravy Sektor, le bataillon Azov) appuyés par les États-Unis, les autorités européennes et l’état-major de l’Otan ;
  • oui, en mai 2014, les suppliciés d’Odessa (45 personnes brûlées vives) ont bien été victimes de miliciens pro-Kiev, sans que cela ne donne lieu à aucune enquête policière locale, ni ne semble émouvoir outre mesure les dirigeants occidentaux ;
  • oui, une bonne partie des élites dirigeantes ukrainiennes est toujours incontestablement vérolée par l’extrême-droite et les néonazis.

<< Mais d’où me venait cette légère impression de m’être fait avoir ? >> déclare Paul Moreira dans son film.

<< Le discours du Kremlin >>

Le plus révélateur dans cette affaire vient surtout des réactions indignées — et un brin gênées aux entournures — de nos rois de la propagande mainstream, j’ai nommé les incontournables Pravda français « de référence », Le Monde et Libération :

LE MONDE

LIBERATION

Bref, la grosse artillerie bien lourdingue, bien caricaturale et elle-même sans surprise, qui n’a d’égal que la pauvreté de ses contre-arguments : en gros, Paul Moreira oublie de parler de << l’agression russe en Ukraine >> (Le Monde), il fait le jeu de Poutine (Libération).

Et qu’importe si l’honnêteté et le professionnalisme de Paul Moreira sont reconnus depuis longtemps par ses pairs, au point d’avoir vu plusieurs de ses précédentes enquêtes publiées par… Libé !

Mais bon, toute cette grossière agit-prop finit par être si risible qu’elle se retourne contre ses auteurs. Le lecteur avisé, lui, jugera sur pièces :

A propos de Pierrick Tillet 3654 Articles
Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.