Finance, 15 janvier 2016 : le krach des places boursières mondiales est heureusement confirmé

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Vendez tout, ça va péter ! clamait récemment The Guardian, en prédisant une chute des places boursières mondiales d’environ  -20% en 2016. Eh bien, il aura seulement suffi de deux petites semaines à celles-ci pour parcourir la moitié de la pente fatale.

En dix jours d’ouverture post-réveillon, très rares ont été les sursauts du « marché », aussitôt balayés par une reprise de la dégringolade meurtrière. Jugez du peu :

TABLEAUCours arrêtés au 15 janvier 2016

-20%, c’est à partir de ce seuil qu’on considère un krach comme vraiment très très sérieux. Les banques chinoises y sont déjà : Shangaï à -18,91% et Shenzhen à -20,91%. Mais les autres, aux quatre coins de la planète, suivent de bien plus près qu’on le pense.

Les raisons de cette hécatombe ? Oh, bien sûr, facile d’en livrer quelques-unes en pâture :

  • la bulle asiatique ;
  • le prix du pétrole ;
  • l’afflux de liquidités pondues à l’excès par la planche à billets des banques centrales…

Une échéance fatale rapide est souhaitée

En vérité, le mal est bien plus profond, plus complexe. Il touche aux fonctions vitales même d’un système malade, dont l’agonie a commencé en 2008 et que rien n’est plus véritablement en mesure d’enrayer. Au contraire, la propagation s’accélère et même le camp retranché des banques est à nouveau touché : aujourd’hui, les banques américaines Citigroup et Wells Fargo ont annoncé des pertes énormes, chiffrées en mlllions de » dollars, pour provisionner des échéances impayées par des entreprises énergétiques en pleine débandade financière.

Pourquoi une si longue agonie ? Parce que le corps des médecins financiers, de leurs infirmiers politiques et de leurs aides-soignants médiatiques savent sécréter les anticorps masquants qui retardent l’échéance finale.

Ainsi, dans le cas de notre déroute boursière, soyez bien sûrs que les gros ordinateurs du temple tournent à plein régime, lançant des vagues d’achats massifs pour enrayer la baisse des cours, parvenant ainsi à créer ces effets de yoyos convulsifs, mais de plus en plus sporadiques et de moins en moins trompeurs.

Car en l’occurrence, l’acharnement thérapeutique relève du pathétique et de l’inutile. Faut-il d’en désespérer et lancer le chœur des pleureuses ? Nous l’avons dit, la chute du vieux monde pourri à l’os est un stade incontournable pour l’avènement d’un monde d’après. Acceptons-le. Nous n’avons pas le choix et désormais, quels que soient les périls à affronter, le mieux est d’en finir au plus vite. Ce n’est pas trop mal parti.

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Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation.