OXI ! En Grèce une bataille pour le « non » aux accents gaulliens

Photo : AFP/Louisa Gouliamaki
Manifestation pour le « non » sur la place Syntagma à Athènes le lundi 29 juin

Trois infos brûlantes.

Des manifestations monstres ont réuni les partisans du « non » (en grec : « oxi ») sur la place Syntagma à Athènes et à Thessalonique, lundi soir. Sur les banderoles, ces slogans sans appel :

« Non au chantage de la Troïka… Non aux mesures d’austérité… Nos vies n’appartiennent pas aux créanciers… Prison pour les banquiers européens ! »

Selon une déclaration faite ce même lundi à la télévision d’État et rapportée par Reuters, Alexis Tsipras a annoncé qu’il démissionnerait si le « oui » l’emportait lors du référendum prévu le 5 juillet :

« Si les Grecs veulent continuer avec les plans d’austérité à perpétuité… nous respecterons leur choix mais nous n’appliquerons pas cette politique. »

Pour Alexis Tsipras, Troïka et créanciers ne souhaitent pas la sortie de la zone euro en raison du « coût considérable » que cela impliquerait :

« Je ne pense pas que leur intention soit de pousser la Grèce hors de l’euro mais de mettre fin aux espoirs qu’il puisse y avoir une politique différente en Europe. »

Une source officielle grecque a par ailleurs annoncé que la Grèce fera défaut sur l’échéance de 1,6 milliard d’euros due au FMI ce mardi… contraignant Christine Lagarde à rendre des comptes en retour à ses bailleurs de fonds !

Pas de problème pour le versement de ces 1,6 milliards, avait déclaré la veille Alexis Tsipras… à condition que le camp des créanciers fassent de nouvelles propositions acceptables !

« OXI ! » La bataille pour le « non » fait rage en Grèce. Et elle a des accents de résistance gaullienne.

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