Grèce/Eurogroupe : le feuilleton commence à sacrément lasser !

Photo : Panagiotis Grigoriou pour Greek Crisis
Cueillette… dans les ordures. Athènes, avril 2015

Toujours pas d’accord entre l’Eurogroupe et la Grèce au soir pourtant décrété fatidique du 11 mai !

Bon d’accord, la Grèce ne cède rien ou presque. Mais en attendant, n’avance guère non plus, et semble plutôt s’enliser dans un état comateux façon hashtag #chloroforme.

Bon d’accord, l’Eurogroupe tente par tous les moyens de gagner du temps et d’empêcher toute rupture irrémédiable et irréparable pour ses petites affaires foireuses. Pour trois raisons faciles à comprendre :

  • la Troïka (BCE, Commission de Bruxelles, FMI) n’a plus vraiment les moyens de ses pressions ;
  • la Troïka, si elle venait à céder, a une trouille bleue de la contagion qui s’ensuivrait (Espagne, Portugal, Italie, Irlande…) et des conséquences désastreuses pour ses chères banques créancières ;
  • la Troïka est gouvernée par des cornichons bêtes comme leurs pieds : Draghi, Juncker, Lagarde… (et je vous épargne les inénarrables Dijsselbloem et Moscovici !).

Tu restes ou tu pars, mais tu te décides !

Nous, en attendant, spectateurs vaillamment attentifs, intéressés, impliqués, commençons à ressentir comme un ennui lancinant devant cet interminable feuilleton sans rebondissement.

Mais il est vrai que nous ne sommes pas grecs. Qu’en pensent les Grecs ? L’ami Panagiotis Grigoriou commence à sérieusement s’exaspérer de cette « Escrocrise ». Et Stathis Kouvelakis, de l’aile gauche de Syriza, annonce avec humeur qu’est désormais venue « L’heure de la rupture ».

Je me souviens de cette sentence affichée jadis par un vieil ami à moi dans sa cuisine :

« Tu fais comme tu veux, tu restes ou tu pars, MAIS TU TE DÉCIDES ! »

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.