La dérive totalitaire d’autorités paranoïaques

Ariane Bilheran
Anne Bilheran intervint aussi dans Hold-Up, ce film "complotiste" qui eut le tort d'avoir raison avant l'heure.

Il est de notoriété publique que la réaction des populations fragilisées est de transformer leur désarroi en réaction agressive contre le bouc émissaire du moment : le juif, l’immigré, l’arabe… Eh bien, c’est exactement la même chose pour les petites coteries mafieuses aujourd’hui aux commandes des empires vacillants, et qui sentent le pouvoir leur échapper : le danger, l’ennemi à abattre, à soumettre, c’est la “populace” par qui elles se sentent menacées.

La psychologue et philosophe Ariane Bilheran parle à ce sujet de « moment paranoïaque », ou si vous préférez, de « déferlement totalitaire ». Ce déferlement totalitaire, paranoïaque, est la réaction épidermique d’un pouvoir sur la défensive contre son bouc émissaire du moment : le peuple. La population devient de fait le juif, l’émigré, l’arabe de service qu’un pouvoir déstabilisé maltraite pour soulager ses nerfs.

« Les psychopathes et paranoïaques qui dirigent le monde nous persécutent depuis longtemps “pour notre bien”, parce qu’ils nous vivent, nous les peuples, comme une menace pour eux. »

La réaction schizophrène des autorités

La crise pandémique – très probablement un accident survenu dans le labo chinois de Wuhan qui travaillait, en collaboration avec les autorités militaires US, à la création d’un nouvelle arme chimique – a déclenché une réaction de totale panique chez les autorités d’un empire occidental déjà malmené par une série de crises successives : économique, financière, politique, géopolitique, sociale, morale…

Réactions erratiques d’abord (masque ou pas masque, confinement ou pas confinement), puis carrément compulsives et schizophrènes : haro sur les soins (qui ne rapportent rien), en avant toute sur les vaccins douteux (à but extrêmement lucratif), le pass sanitaire, des mesures autoritaires et tracassières comme s’il en pleuvait…

Les héros français du 15 septembre

Se référant à Hannah Arrendt, Ariane Bilheran propose de « nommer le mal » et explique que le « moment paranoïaque » se traduit par une dérive totalitaire qui peut revêtir plusieurs formes : la dictature, la tyrannie, ou un système totalitaire. Si les deux premiers sont souvent des phénomènes éphémères, le « totalitarisme tanshumaniste », lui, peut s’étendre dans la durée. En fonction de la docilité, de la soumission des populations apeurées ou résignées.

Mais Ariane Bilheran note aussi l’existence d’une résistance valeureuse, comme celle de ces héros français du 15 septembre 2021, pompiers, soignants, qui refusèrent et refusent toujours de céder aux injonctions iniques de vaccination, quitte à se voir exclus sans préavis de leur fonction sociale.

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