Art & politique : Daniel Chaland (1956- )

art & politique
If you had a choice of color, Hit the road Jack acrylique sur toile, 2 x [100 x 100 cm], 2015

Daniel Chaland est né en 1956 à La Seyne-sur-Mer. Il vit et travaille à Ollioules.

Diplômé des Métiers d’Arts (illustration) de l’École nationale Estienne et de l’École supérieure d’Arts d’Aix en Provence.

Daniel Chaland est un artiste peintre qui sert l’art par des moyens multiples, dans son atelier, ou dans les rues. Il fait appel à de nombreuses références qu’il vient peindre sur ses toiles pour que l’on se questionne sur notre société. Il puise ses références dans l’imagerie populaire, les images Rossignol de son enfance qui à l’école primaire retraçaient les grandes épopées historiques mettant en scène la reddition de Vercingétorix ou Bernard Palissy brûlant ses meubles. Plus tard sa curiosité le portera sur les couvertures des livres de poche, policiers ou espionnages illustrés par Michel Gourdon.

« Tout le monde n’a pas eu la chance de naître dans une cité HLM, ouvrière, dans une ville communiste. Conscient de ces privilèges d’un enfant bien né, j’ai construit ma vie sur cette trinité : la promiscuité solidaire, le travail et l’idéal d’un monde meilleur où “Pif le chien” paraîtrait deux fois par semaine. J’aurais voulu rester enfant pour ne pas à avoir le sens des réalités, c’est bien ce qui m’a pourri la vie, “le sens de la réalité” et surtout le devoir de vie en attendant la mort. La peinture est pour moi l’attente la moins douloureuse que j’ai trouvée, l’acte me conduit dans une logique sans passé et sans futur, rien que du présent et ce présent je le savoure en faisant traîner les choses et en imaginant que je fais un truc très important. Je remercie dans le désordre : Théodore Géricault, Léo Ferré, Gustave Courbet, The Who et Fernand Léger pour m’avoir doucement fait croire que nous aurons le temps d’inventer la vie, la beauté, la joie et qu’un jour, nous ne mourrons plus de rien et que nous vivrons de tout. C’est trop ouf alors j’y crois. »

« J’ai porté plusieurs casquettes dans ma vie. Je suis enseignant en Histoire de l’Art, j’ai créé des ateliers de pratique artistique dans des cités dites sensibles de l’aire toulonnaise, je fais de la scénographie pour le théâtre… Mon but a toujours été de communiquer l’art pour échanger différents points de vue et idées… La peinture a souvent une image sérieuse ou élitiste. Mais non ! Elle peut aussi être joyeuse, d’autant plus dans la rue… »

Daniel Chaland s’inscrit dans le mouvement de la Figuration narrative, en se confrontant au temps, il affirme la présence de sa peinture au monde. Ici et maintenant. À l’image d’un principe d’espérance qui se déclinerait au présent.