Le petit vélo dans la tête d’un journaliste blessé par les forces de l’ordre

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Cemil Sanli, journaliste blessé par le FDO le 31 juillet 2021 à Nantes.

Cemil est ce journaliste blessé par les forces de l’ordre lors des manifestations du 31 juillet à Nantes. L’agression des forces de l’ordre – une grenade lacrymogène lancée sur la nuque du jeune homme alors qu’il leur tournait le dos – a été filmée et n’est pas contestable :

“Ambiance dingue” à l’hôpital Bichat de Paris

Recousu provisoirement au CHU de Nantes, Cemil rentre à Paris dans la soirée et est admis aux urgences de l’hôpital Bichat. Il raconte :

Une « ambiance dingue », des « lieux délabrés », un accueil limite agressif – une infirmière à qui il fait remarquer un test PCR un peu trop énergique lui rétorque : « Je peux être encore plus violente. »

Mais bon, prendre son mal en patience, prendre en considération la situation terrible des personnels soignants, la fermeture promise de l’hôpital Bichat… D’autant qu’arrive le résultat du scanner, plutôt rassurant :

Un étrange bilan “post-traumatique”

C’est le lendemain matin, en consultant son bulletin médical, que le journaliste Cemil a un drôle de choc :

Allez, les urgences de l’hôpital Bichat ne sont pas si démesurées. Les brebis galeuses doivent pouvoir s’y retrouver facilement, non ? Pénitence : vous me prendrez 20 doses de Pater Pfizer et 12 Je Vous Salue AstaZeneca.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.