Trouver des îlots de survie dans un pays en pleine désintégration

Un îlot de survie : IHU Méditerranée Infection
Un îlot de survie : IHU Méditerranée Infection

Alors que les signes de désintégration de la société française se multiplient à vitesse délirante – dirigeants corrompus de plus en plus fous à lier, appels de militaires et de policiers à établir en France des checkpoints « sur le modèle israélien de séparation mis en place avec les territoires palestiniens », vote parlementaire d’un pass sanitaire… –, trouver des îlots de survie devient impératif aux citoyens en attendant que passe la tourmente.

Écartons d’entrée les fausses pistes. Penser que l’on peut arrêter la vague de l’effondrement systémique en en appelant à la raison ou à la rédemption des fous est se condamner à être emporté avec eux. Quant à la planche de salut de la présidentielle 2022, elle est déjà archi-pourrie, à gauche comme à droite, énième convulsion pseudo-démocratique dérisoire d’une république dégénérée.

Trouver des îlots de survie dans ces conditions dantesques n’est guère chose aisée. Ces îlots se situent à la marge de la société en dérive. Et quand ils n’y sont pas, les moribonds de la société morte-vivante les y poussent. Mais ils existent et pas d’autre solution que de les rejoindre.

Rejoindre les résistants-modèles

Au niveau sanitaire – puisque c’est celui-ci qui a servi de détonateur à la désintégration finale de notre société civile – l’IHU de Marseille apparaît comme une forteresse suffisamment vaillante, avec ses résistants de l’intérieur (les profs Raoult, Chabrière, Parola…) et ses francs-tireurs de l’extérieur (Perrone, Toubiana, Toussaint, Henrion-Caude, Wonner…).

Au niveau des personnalités n’ayant pas sombré dans la démence, la perversité, la lâcheté ou encore l’insignifiance, notons les députés Ruffin, Benbassa, les Gilets jaunes François Boulo and co, moins nombreux mais activistes en diable et toujours bien présents quoiqu’en disent les moribonds. Rejoindre aussi les vrais mouvements combatifs pour le climat, les vrais défenseurs de l’humanité (Cédric Herrou), en évitant ceux qui se parent de toutes ces causes pour leurs malodorantes ambitions.

Pour naïfs et utopistes qu’ils puissent paraître, les flashmobs “Danser encore”, les vieux grognards inoxydables à la Pierre Perret ou les joyeux allumés à la Louis Fouché ont un effet euphorisant communicatif. Se laisser contaminer par ceux-là, c’est un peu se soigner contre le covid à l’hydroxychloroquine, à l’ivermectine et au zinc.

Être le héros de sa propre vie pour échapper au carnage

Enfin, il y a les pistes parallèles, les alternatives saines et têtues. Laisser tomber les ultimes vestiges du monde d’avant (grande distribution, chaînes de boutiques de centre ville, centres commerciaux…) et se focaliser sur l’économie localisée, petits producteurs, petits commerçants, initiatives citoyennes spontanées…). Le pass sanitaire pourrait nous y aider à son corps défendant puisqu’il nous interdira un accès chez les cons.

Voilà, ma petite liste est loin d’être exhaustive, mais elle indique l’esprit qu’il nous faut suivre pour échapper au carnage en cours. Être un résistant aujourd’hui, c’est devenir le héros de sa propre vie. Se blinder face aux vents mauvais, échapper à l’anesthésie mortifère sous emprise de la peur, celle qui conduit les victimes consentantes au néant. Lutter pour la vie et pour elle seulement.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.