Attaque de Rambouillet : l’indignation trop tardive des tenants du système

Après l'attaque du commissariat de Rambouillet après l'attaque

Trop tard ! La sidération indignée des éditocrates et des tenants du sytème à propos de l’attaque meurtrière contre le commissariat de Rambouillet arrive trop tard. L’effondrement d’un monde, d’un système, ça n’est pas beau à voir. On ne coupe pas à la sauvagerie et à la cruauté. L’indignation et la condamnation sont vaines. C’est trop tard.

L’effondrement d’un système finit toujours par des attaques contre le système lui-même et contre ses acteurs. Sa “vitrine“ pour commencer, ces commissariats et ces policiers, ultimes remparts du monde finissant, du moins à ce que croient ses derniers tenants.

L’attaque du commissariat de Rambouillet n’est pas la première du genre :

10 avril : « Des policiers pris à partie lors d’opérations visant un restaurant et un bar à chicha clandestins. »
12 avril : « Melun : une caserne de gendarmerie mobile attaquée au mortier d’artifice. »
14 avril : « Des photos de policiers placardées dans une cité de Seine-Saint-Denis. »

Le processus de destruction est enclenché. Qu’elles se commettent au nom d’un obscurantisme pseudo religieux – vous noterez que celui-ci est né et a prospéré dans les quartiers de notre propre quart-monde –, d’une démarche révolutionnaire ou d’une brusque explosion de colère populaire, la violence répond toujours à la violence : violences policières, sociales, économiques, politiques…

Les jérémiades, les indignations compassées, les tentatives de récupération pour en appeler à l’opinion publique arrivent trop tard. C’est avant qu’il fallait y penser. Avant que le système soit tellement pourri de l’intérieur que plus rien ne peut le sauver. Le processus n’est plus affaire de jugement moral, mais de constat des dégâts. Il y a fort à parier que ceux-ci sont désormais irréversibles.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.