BEL-AIR, une projection futuriste de l’ère post-« pseudo-démocraties »

C’est le genre d’évènement dont tout nouvel éditeur rêve. À peine lancé votre structure, annoncé sa naissance, alors que vous n’avez encore rien publié, rien prouvé, vous recevez un mail d’un certain Qal Cunningham avec un manuscrit en PJ.

Vous l’ouvrez. L’objet s’intitule Bel-Air. Un roman de science-fiction. Comme vous êtes plutôt encore en manque, vous vous plongez dedans immédiatement, vous découvrez d’entrée que Qal Cunningham n’est pas seulement l’auteur du manuscrit, mais aussi un des protagonistes de l’histoire, et puis vous oubliez tout, vous vous laissez happer par le torrent du récit…

Comment vous dire, Bel-Air, c’est une cité futuriste assez minuscule, occupée par une petite caste de Résidents qui regardent une réalité extérieure glauque derrière des « dreamglass » (dit aussi lunettes à rêves) et qui croient en être protégés par des bulles de « fréquence » infranchissables. Les règles du genre sont respectées. Dehors, il y a les méchants menaçants emmenés par le mystérieux Lucifer Panama. Et puis les réfugiés qui tentent d’échapper à l’enfer d’un Biotope ravalé au rang d’une montagne de détritus. Le grain de sable, car il y a toujours un grain de sable dans une histoire de science-fiction, eh bien, c’est Qal Cunningham lui,même, 16 ans, fils écervelé du Manager des Transferts qui s’est mis en tête de rejoindre la réfugiée Alicia Kingston…

Un lot de rebondissements… dont on perçoit vite qu’ils nous concernent directement !

Rassurez-vous, je n’ai rien spoilé : tout ce qui précède est un résumé des 23 premières pages offertes en extrait gratuit sur le site des Éditions du Yéti. Reste 167 pages tumultueuses qui nous ont littéralement scotchés. Une sorte de projection futuriste, empreinte d’humour et d’ironie, de notre ère post-« pseudo-démocraties », avec un lot de rebondissements dont on perçoit vite qu’ils nous concernent directement.

BEL-AIR
Del Estra
science-fiction
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Justement, revenons à l’auteur. Un ado de 16 ans (Qal Cunningham) ne pouvait évidemment pas avoir écrit un texte aussi maîtrisé et abouti. Nous avons fini par lui arracher un autre pseudo, Del Estras, appris qu’il était infographiste et webmaster dans le civil, père de quatre enfants… et de plusieurs autres manuscrits qu’il n’avait jamais présentés à aucun autre éditeur ! (Nous en savons aujourd’hui les raisons, mais nous ne vous les donnerons pas, car elles sont du domaine privé.)

Ah si, une dernière chose, “Del Estras” a fini par accepter de nous livrer une photo, celle figurant sur sa Carte d’identité nationale :

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