Vaccins : petit à petit, l’évidence s’impose

Cette quête d’une solution miracle – un vaccin – face à un fléau qu’on ne comprend ni ne maîtrise – un nouveau virus – peut se comprendre : le réflexe vital de corps vivants paniqués qui ne veulent pas mourir (après tout, nos têtes ont bien inventé les religions pour se donner l’illusion d’être éternelles).

Mais peu à peu, l’évidence s’impose : après trois mois de campagne intensive, tortueuse, un brin malsaine, ça ne marche pas. Le virus mutin mute, le vaccin bute, le confinement continue de confiner et même les crétins finissent par en convenir :

Pour mieux y voir dans leurs ténèbres, les crétins éteignent toujours les lumières

Pour mieux y voir dans leurs ténèbres (croient-ils), les crétins essaient toujours d’éteindre les lumières. Peine perdue, elles leur reviennent toujours dans la figure, comme les phares des autos dans les yeux des lapins :

« Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante, c’est même un défi idiot. Près de 30 milliards de dollars ont été dépensés pour celui contre le VIH, voyez le résultat !
Ce n’est pas une guerre de laboratoire, mais d’intelligence. Quand on ne sait pas gérer une maladie infectieuse, on nous sort le coup du vaccin ! Il est déjà difficile de vacciner correctement contre la grippe, alors contre un nouveau virus…
Honnêtement, la chance qu’un vaccin pour une maladie émergente devienne un outil de santé publique est proche de zéro. »

Professeur Didier Raoult, Paris-Match, 09.05/2020

Alors bien sûr, quelques profiteurs de guerre empocheront le pactole, quelques esprits avisés rappelleront qu’il existe bien quelques médicaments anciens qui, à défaut d’être infaillibles, limitent au moins la casse, mais avec les crétins… Et nous, nous allons devoir apprendre à vivre avec les virus.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.