Pandémie : de la panique à l’instrumentalisation politique autoritaire

António Gutteres, secrétaire général de l'ONU, à à l’ouverture de la 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Qu’on ne compte pas sur le yetiblog pour démêler la polémique sur l’origine de la pandémie : création humaine ? complot à la solde d’un Great Reset sensé remettre la caste capitaliste dans le sens de l’Histoire ? Permettez que l’on reste sur le terrain solide des des constats dûment vérifiés.

Le premier constat est que les dirigeants politiques des pays occidentaux ont été rapidement paniqués et débordés par l’expansion du Covid-19 au premier trimestre 2020. Qu’ils aient été ou non à l’origine de la création du virus, il fallait tenir une sacré couche de trouille – et être sacrément débordés par sa créature en cas de responsabilité originelle – pour sacrifier des pans entiers de ce qui restait de plus juteux dans leurs économies : l’aéronautique, l’automobile…

Le second constat, c’est que, paniqués ou non, responsables ou non, il leur restait de vieux réflexes de bandits corrompus. Comme celui qui les lie à l’industrie pharmaceutique et qui leur fit commettre des actes proprement criminels : interdire la prescription de vieux médicaments efficaces, mais qui ne rapportaient plus assez à leur bande, par exemple. Toutes les décisions, tous les décrets qu’ils émirent alors confortent et confirment ce constat accusatoire.

Le constat d’accusation du secrétaire général de l’ONU

Le troisième constat, c’est eux qui le firent. Peu à peu, ils s’habituèrent à la maladie, mais ils réalisèrent avec terreur que celle-ci allait précipiter la fin de leur monde désormais dépressif au dernier degré, à l’image de leurs économies en chute libre et de leur finance monopoly sous perfusion de leurs banques centrales hors-sol.

Alors, comme ils corrompent tout ce qu’ils touchent, ils mirent la pandémie de leur côté et résolurent de s’en servir pour empêcher leurs administrés de se rebeller. À grands coups de mesures coercitives et autoritaires qui terrorisaient la population et bâillonnaient les réfractaires. Ce constat-là, pas besoin du yetiblog pour le faire. C’est António Guterres, l’actuel secrétaire général de l’ONU, qui s’en charge dans ce constat d’accusation sans concession, délivré le 22 février 2021 à l’ouverture de la 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies :

« Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et adopté des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales. »

Discours d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU, 22 février 2021

Ça végète un peu en ce moment du côté de l’opération 1500 euros, la petite collecte annuelle du yetiblog pour ses menus frais de fonctionnement. Un petit réveil sous forme de coup de main, les amis ?

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