Cette guerre de l’information que nous allons devoir gagner

La guerre de l’information fait rage. Je ne parle pas de celle sur les médias mainstream qui, depuis longtemps, ne font plus d’information, mais de la propagande, jusqu’à la triste AFP et son “AFP factuel”. Je parle de celle qui se déroule sur les réseaux sociaux.

Nous savons tous que l’information circule désormais, quasi exclusivement, sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter… La déroute du système pousse les propriétaires de ces plateformes à tenter des actions de reprendre la main, colmater les brèches à coups de ciseaux, de fermetures de compte. Au nom des « règles de la communauté ».

Je ne comparerai pas, comme Louis Fouché, ces actions de censure au monde décrit par George Orwell dans 1984. Georges Orwell décrivait un système triomphant, sûr de sa force. Notre système à nous est à l’agonie, sur la défensive. Ce n’est pas notre système qui a lancé l’offensive sur les réseaux sociaux. Mais nous, ses opposants, qui les avons envahis et utilisés à notre guise, subversive.

Tenir nos positions sur Facebook et Twitter… au nom des règles de notre communauté subversive

Ils ne doivent pas gagner ! Le système vieux crouton a longtemps pensé qu’il pouvait se contenter de ses médias à l’ancienne, de ses journaux papiers, de ses chaînes de télé pour « ménagères d’au moins cinquante ans ». Voilà pourquoi les réseaux sociaux ont marqué tant de points en matière d’information. Voilà pourquoi les propriétaires de plateformes, constatant le dégâts, tentent aujourd’hui désespérément de reprendre la maîtrise de leur outil.

Face à la vague de censure, aux coups de canifs, Louis Fouché conseille à juste titre une réplique sous forme de création de plateformes alternatives. Certaines de ces plateformes existent. Je les teste depuis quelque temps. Telegram me semble un peu complexe et élitiste. VK et Mastodon me paraissent nettement plus réactifs. Et Signal vient de faire une entrée assez fracassante, y compris auprès d’un public moins averti.

Investir ses nouvelles plateformes, ne serait-ce que pour avoir des positions de repli, est une bonne chose. Mais l’erreur serait à mon avis de céder le terrain sur les grands réseaux que sont Facebook et Twitter. Nous devons y tenir coûte que coûte nos positions, y contourner les attaques du système, continuer d’y mener nos offensives. Au nom des règles de notre communauté.

=> Pour retrouver Le Yéti sur les différents réseaux sociaux, voir colonne de droite en haut.

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