Arrêter les coupables de l’auto-génocide collectif avant qu’il ne soit trop tard

En 1994, le monde fut stupéfait en apprenant le suicide collectif des membres du Temple solaire. On parla de démence, on évoqua une secte pour mieux dessiner la frontière entre la démence et le monde raisonnable.

Lorsqu’en 1945, le monde fit mine de découvrir le génocide nazi, on s’épouvanta de la planification sinistre de l’holocauste par la secte aryenne. Il n’en n’était rien. Hitler et ses monstrueux comparses ne planifièrent pas froidement l’holocauste de millions de juifs, de tziganes, d’homosexuels… Ils organisèrent un massacre sous le coup d’une démence morbide. Une tragédie prévisible, annoncée dès 1940 par le cinéaste Chaplin, les rafles du Vel’d’Hiv’, les camps de Drancy, les trains de la mort…

Malgré l’holocauste nazi, les juifs, les tziganes, les homosexuels ne disparurent pas de la surface de la terre. La secte aryenne n’imposa pas sa toute-puissance à l’univers. Mais que d’années perdues, que de massacres insupportables, que de cataclysmes auraient pu être évités si une lueur de lucidité collective, de raison et de volonté humaine était demeurée dans les esprits égarés d’alors. Si on avait arraisonné la bande des déments avant qu’elle ne passe à l’acte.

N’attendons pas l’auto-génocide final pour mettre hors d’état de nuire les grands prêtres déments de la secte capitaliste

Aujourd’hui, la situation est plus dramatique encore que dans les sombres années nazies. La secte capitaliste est devenu un empire. La démence sectaire s’est globalisée. Plus de frontière commode entre la folie et la raison. Ce n’est plus une communauté de juifs, de tziganes ou d’homosexuels que la secte capitaliste démente menace d’engloutir, mais la planète entière. Derrière l’effondrement systémique du capitalisme fou se dessine un auto-génocide collectif global auquel n’échapperont même pas les grands prêtres fous de la secte capitaliste.

Pourtant, ils persistent dans leur démence suicidaire, font comme si leurs économies avaient des chances de rebondir, comme si leurs finances étaient désormais en dehors de toute atteinte terrestre, de toute épidémie. Regardez, leurs bourses battent des records à mesure que la pandémie s’étend et que leurs économies s’écroulent. Regardez, malgré la répétition des catastrophes climatiques, environnementales, ils s’obstinent à libérer des produits meurtriers comme les néonicotinoïdes, signent des accords aussi pompeux que creux, mais se gardent bien de prendre les mesures qui s’imposent, multiplient dans leur folie suicidaire les confinements inutiles, interdisent des soins non lucratifs pour vendre des vaccins inopérants et dangereux

Se réfugier aujourd’hui dans une attitude passive de dénégation, parler de complot machiavélique imparable, faire l’autruche, c’est encore être sous l’emprise de la secte ou se résigner à un auto-génocide collectif inévitable. La seule chance de survie qui nous reste, le seul espoir d’empêcher les grands prêtres déments de la secte capitaliste de poursuivre leur irréparable oeuvre de mort, c’est de les mettre tout de suite et coûte que coûte hors d’état de nuire, de les traduire au plus vite devant nos Nuremberg. On dit qu’ils ne sont que 1 %. Et on connaît les nôtres.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.