La sinistre cérémonie d’investiture de Joe Biden

Y a-t-il eu plus cafardeuse cérémonie d’investiture d’un président des États-Unis que celle de Joe Biden arrivant au Capitole entre une haie de “spectateurs” uniquement vêtus de treillis militaires, lui tournant le dos pour la plupart ?

Trump-le-fou est parti. La balle est désormais dans le camp de Biden-le-vieux. Et les questions affluent :

  • Le nouveau président des États-Unis d’Amérique va-t-il pardonner à Assange ?
  • Va-t-il arrêter les guerres, la plupart d’entre elles déjà perdues par son armée ?
  • Va-t-il cesser de harceler le Venezuela, reconnaître Maduro comme président légitime, désavouer Guaido ?
  • Va-t-il abattre le mur anti-migrants construit par son prédécesseur à la frontière du Mexique ?
  • Va-t-il redresser l’économie brisée des USA, l’arracher aux griffes des vautours de Wall-Street ?
  • Va-t-il taxer les riches pour aider les pauvres, comme l’y invite son allié Sanders ?
  • Va-t-il permettre à ses concitoyens miséreux de se soigner enfin décemment ?…
  • Va-t-il, après l’acte tout symbolique de retour aux accords de Paris sur le climat (COP 21), en appliquer des mesures que même Paris n’a pas prises au bout de cinq ans ?

Le rêve américain rattrapé par une lugubre réalité

J’entends les silences gênées aux entournures. Je vois les regards rivés sur le bout des chaussures. Mais je sais aussi que les pulsions de dénégation et d’auto-persuasion vont être fortes.

Les rêves, fussent-ils américains, l’ont-ils jamais emporté sur la réalité, à plus forte raison lorsque celle-ci est sinistre ? Les déclarations d’intentions lénifiantes, les voeux pieux ont-ils jamais empêché les empires agonisants de sombrer ? Regarder la lugubre cérémonie d’investiture du vieillard qui est censé redresser la barre permet d’en douter.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.