Les derniers soubresauts pathétiques des morts-vivants

Un passeport santé pour avoir droit de circuler, les poursuites d’un vieil ordre nauséabond contre ceux qui soignent, un professeur de médecine sanctionné par un bureaucrate blafard… Les derniers soubresauts du vieux monde qui ne veut pas mourir se multiplient ces derniers temps.

Certains s’en indignent, d’autres s’en effraient. Ils ont tort. Ces réactions convulsives sont dans l’ordre des choses qui président aux agonies. Pénibles, certes. Toujours trop longues. Pathétiques et sinistres assurément. Mais au regard de l’Histoire, ces ultimes spasmes morbides ne sont rien.

Seul le mépris leur est dû

Il ferait beau les voir instaurer cet ordre autoritaire dont ils rêvent, eux qui n’ont cessé de se couvrir de ridicule depuis le début de l’épidémie, qui n’ont jamais été foutus, en deux ans, d’arrêter le déferlement des manifestations interdites, qui croupissent sur leur économie cadavérique, cloîtrés dans leur bunker assiégé.

S’en effrayer, s’en indigner est une perte d’énergie, un gaspillage de temps. Seul le mépris leur est dû. Leurs derniers soubresauts ne valent que pour le jugement qui les attend. Il nous faut sans tarder passer à autre chose, réorganiser nos vies sans attendre, à l’écart de ces misérables cadavres. Aucun mort-vivant n’a jamais ressuscité des morts.

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Un voyageur à domicile en quête d'une nouvelle civilisation.