Une démocratie en miette, une dictature de tocards, un peuple pétrifié

Une démocratie en miette, une dictature de tocards, un peuple pétrifié

Que la démocratie ait volé en éclat en France est désormais incontestable. Ce qui s’est passé lors du vote de la loi de sécurité globale à l’Assemblée nationale en est une preuve irréfutable :

Et il n’y pas que l’Assemblée nationale qui soit contrainte de se barricader :

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Pas mieux côté médias  passés de supports d’informations à torche-culs de propagande :

De la dislocation de la démocratie au despotisme des tocards

Le résultat est à la hauteur du désastre :

Il ne suffit cependant pas de constater la dislocation de la démocratie pour conclure à l’avènement d’un despotisme. Nous l’avons dit et répété sur ce yetiblog : une dictature suppose quelques talents que les tocards aux manettes ne possèdent pas. Ceux-là ne sont pas plus en mesure de tenir une véritable dictature que de gérer une épidémie ou de redresser une économie en miette.

Aujourd’hui, face à la faiblesse d’un pouvoir tenu par un ramassis d’imbéciles en train de s’auto-détruire, on se dit qu’il suffirait de presque rien pour renverser la funeste tendance, que jamais le “peuple” (je parle de cette minorité de la population susceptible d’agir) n’a eu autant son destin à portée de mains.

Un état de sidération populaire qui se prolonge au-delà de l’acceptable

Le problème, c’est que le “peuple” (je mets des guillemets en raison de son inaction actuelle) ne semble pas très bien le savoir. Sur les réseaux sociaux, c’est pitié de voir nos amis se perdre en interrogations oiseuses (« est-on encore en démocratie ? »), s’égarer dans des indignations de façade, se disperser dans de vaines pétitions, gaspiller leur temps en manifestations stériles. (Et je ne parle pas de ces “mouvements” fatigués qui, pendant que le pays sombre dans le chaos, annoncent leurs improbables programmes de sauvetage pour dans un an et demi !)

Les excuses de la répression policière et de la dissuasion judiciaire ne tiennent pas. La police et la justice sont des corps inertes qui obéissent aux ordres de ceux qui les donnent ou aux lois des pouvoirs qui les font. Neutralisez les tocards qui aujourd’hui donnent ces ordres ou pondent leurs lois iniques et vous verrez que la police comme la justice passeront au service de leurs nouveaux maîtres. La seule leçon à retenir de tout ceci : rien ne sert de s’opposer aux mesures des salauds si l’on ne s’en prend pas d’abord aux salauds.

Mais pour l’instant, l’heure n’est manifestement pas encore à la lucidité et à l’action. Le “peuple” est plongé dans la torpeur. Cet état de paralysie est en train de se prolonger au-delà de l’acceptable. La souffrance et l’humiliation le feront-il sortir de ses gonds ? On attend et on s’impatiente.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.