États-Unis : après le spectacle politique, l’effondrement continue

États-Unis : après le spectacle politique, l’effondrement continue

Il y a belle lurette que la démocratie aux États-Unis relève d’un spectacle accordé rituellement aux foules par le Deep State US et ses commanditaires financiers pour se donner une légitimité de façade. Et ce n’est certainement pas le consternant grand-guignol qui vient de se dérouler lors de la dernière présidentielle qui va convaincre du contraire. Les deux acteurs en lice – un fou furieux contre une ganache sénile – suffisaient à donner le ton de la pochade.

Mais les flonflons de la fête s’éteignent et déjà la réalité rapplique au galop pour sauter à la gueule des acteurs comme des spectateurs : l’entreprise d’auto-destruction de l’ex-première puissance mondiale va se poursuivre inexorablement. « La décadence physique et morale des États-Unis et le malaise qu’elle a engendré ont des résultats prévisibles », écrit le journaliste Chris Hedges en évoquant le crépuscule social et politique de son pays… avant effondrement tout court.

Un facteur aggravant de la chute des empires : la dégénérescence de leurs élites

Que reste-t-il de cette puissance qui se posait en dame vertu de la liberté et des leçons de morale démocratique : une puissance militaire qui a perdu toutes ses dernières guerres et qui est en train de se faire éjecter du Moyen-Orient, une économie en miette, une dette colossale, une monnaie-étalon acculée, des infrastructures de base en ruine, une paysage social ravagé… Où est donc la liberté individuelle des 40 millions de citoyens américains contraints aujourd’hui de recourir aux food stamps pour se nourrir ?

Mais le facteur à la fois symptomatique et aggravant de la chute des Empires, c’est souvent la dégénérescence de ses “élites”, comme vient encore de le démontrer cette confrontation lamentable entre deux vieillards qui ne seraient même pas prioritaires dans nos service de réas surbookés. Comparez tous les tocards qui se sont succédés aux manettes du pouvoir US sous l’ère Trump, puis bientôt sous celle de Biden avec des carrures comme Poutine, Lavrov ou encore Xi-Ping, et vous mesurerez l’étendue du désastre pour l’empire occidental tout entier.

Car le maître US n’est pas le seul à être frappé de déliquescence, comme on le constatera bientôt en 2022 dans notre propre pays. Attendre que Biden, flanqué de sa Rachida Dati locale comme vice-présidente – si cette équipe est officiellement désignée, ce qui n’est toujours pas le cas à l’heure chaotique qu’il est – enraye la descente aux enfers des États-Unis d’Amérique, c’est comme espérer que Macron terrasse le Covid ou redresse l’économie française.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.