Voyage dans un pays détraqué 6. À la manière d’un chant des partisans

Voyage dans un pays détraqué 6. À la manière d’un chant des partisans

Mon ami absent pour cause de Covid a finalement été hospitalisé en urgence samedi dernier dans un hôpital de Créteil.

Non, je n’entrerai pas ici dans la polémique sur la nature des soins qui lui sont prodigués. Quand une personne malade est hospitalisée dans nos services, dit le professeur Raoult, on ne se lance pas dans des tests randomisés, on la soigne. Ça vaut pour les familiers d’un malade : on ne discute pas de la manière dont il est soigné, on lui demande comment il va.

Mon ami va mieux. La fièvre est tombée. Mais il va rester une semaine sous assistance respiratoire. Faute de pouvoir être avec nous dans le Quercy, il suit les pérégrinations de notre voyage à travers le récit que j’en fais dans le yetiblog. Hier soir, il m’a envoyé un mot :

« Je viens de lire tes billets du “voyage dans un pays détraqué”. C’est très bon et finalement pas si désespérant… En filigrane on sent se dessiner comme une sorte de projet collectif pas totalement conscient, mais qui avance, qui bouge, qui s’étend… un sourd murmure à la manière d’un chant des partisans… Et ça se sent vraiment à Figeac en discutant dans les cafés….
En attendant profitez bien de votre séjour de vacances… même sous la pluie. Je vous embrasse. (Et te remercie.) »

Merci, mon ami, tu ne pouvais mieux exprimer le but que tente d’atteindre les chroniques de ce petit “voyage dans un pays détraqué”. Prends bien soin de toi. Ici, tous les soirs, on boit à ta santé, on fait carillon.

Épisode précédent
Épisode suivant

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.