Voyage dans un pays détraqué 4. Vivre, pas survivre

Voyage dans un pays détraqué 4. Vivre, pas survivre

Lorsque nous sommes arrivés, hier soir, sous la pluie et dans le vent (merci, la tempête Alex !), dans le petit village de Camboulit près de Figeac dans le Lot, le mot d’accueil de l’amie qui nous y attendait sortait du coeur :

« Oui, j’embrasse. Je veux vivre, pas survivre. »

Précisons que cette amie est âgée de 84 ans et qu’elle vit sous assistance à oxygène (un petit peu trop de clopes par le passé).

C’est la bonne surprise de ce voyage chaotique dans notre France détraquée : tous les amis et familiers que nous avons croisés embrassent et étreignent sans l’ombre d’une hésitation. Jusqu’à ma vieille tante du Poitou, 90 ans, qui perd parfois un petit peu la tête, mais joyeusement.

Ce matin, un petit filet de soleil s’était glissé entre les nuages tourmentés et illuminait l’église du village [photo]. Que ce petit coin du Quercy avec sa terre fumante de l’aube est apaisant !

Ce n’est pas le cas de tout le monde, hélas. Je viens d’apprendre que dans mon Morbihan, le transport de matériel de musique en voiture est interdit par arrêté préfectoral.  Que le feu qui crépite dans la cheminée réduise en cendres la connerie de ces imbéciles.

Épisode précédent
Épisode suivant

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.