12 septembre : les Gilets jaunes ont (encore) sauvé l’honneur de la France

12 septembre : les Gilets jaunes ont (encore) sauvé l’honneur de la France

En appelant à une manifestation-évènement le 12 septembre, les Gilets jaunes prenaient un énorme risque. Qu’ils ont gagné. En sauvant une fois de plus l’honneur de leur pays. Démonstration…

Les Gilets jaunes ont gagné d’entrée la bataille des préliminaires par l’émoi et le vent de panique que suscita leur annonce chez les autorités mobilisant en masse leurs troupes policières, multipliant les interdictions dont on va voir qu’elles restèrent lettres mortes.

Jouissive aussi la panique des grandes chaînes de commercialisation, ces ultimes représentants, craignant l’orage, d’un vieux monde dégueulasse et obscène dont on ne veut plus.

Malgré les interdictions préfectorales et la pésence d’une forte horde policière, les Gilets jaunes furent là et bien là, même si Macron et ses tristes rats ne le voulaient pas.

Faire tourner les pachydermes en bourriques jusqu’à ce qu’ils tombent

Alors bien sûr, restent les chiffres de participation auxquels se raccrochent les rats en désespoir de cause pour faire oublier leur panique liminaire. Mais on se fout de ces chiffres de participation, on se fiche que les GJ étaient moins nombreux que, plus faibles que. Il fallut tant de courage, tant de folle témérité aux Gilets jaunes présents ce 12 septembre, en première ligne ou derrière, pour oser venir manifester dans des conditions aussi effrayantes. Si échec il y eut, c’est celui de ceux qui ne vinrent pas.

À côté de la débandade grotesque des autorités, en appelant de manière pathétique aux applaudissements transis de quelques riverains des quartiers chics pour justifier les débordements de leurs forces du désordre, la « peur animale » de mon amie Cathy Schmitt en apparaît que plus héroïque.

Quelles perspectives pour la suite des Gilets jaunes ? Le 12 septembre visait surtout à prendre date et à reprendre racine après l’épidémie de coronavirus. Mais qui aurait pu croire qu’une confrontation frontale de sans-culottes déguenillés contre des robocops sur-armés avait quelque chance d’être décisive. Reste quelques autres pistes à examiner : la guérilla, les actions surprises, le harcèlement des pachydermes. Le pouvoir et ses pachydermes sont lourds, statiques, limités intellectuellement. Faites-les tourner en bourriques, ils finiront par tomber.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.