Les images terrifiantes de l’effondrement du commerce mondial

Les images terrifiantes de l’effondrement du commerce mondial

On l’avait dit, l’impact de l’épidémie de Covid-19 allait précipiter l’effondrement de l’économie capitaliste. Le Bureau néerlandais d’analyse des politiques économiques a publié vendredi les images terrifiantes de l’effondrement des échanges commerciaux mondiaux :

Commerce mondial des marchandises en volume : – sur une moyenne mobile de 3 mois (graphique 1) ; – les 3 derniers mois par rapport aux 3 mois précédents (graph. 2) ; – les 3 derniers mois par rapport à ceux de l’année 2019 (graph. 3).

Plus grave, le mois de mai n’a pas montré le moindre signe de reprise en V attendue : après une baisse de -12,2% en avril, le volume mondial des échanges commerciaux a continué à descendre de -1% en mai, malgré la suspension des mesures de confinement. Et ce n’est pas le recroquevillement masqué devant un rebond fantasmé du coronavirus qui va arranger les choses !

Mais alors, objecteront les empêcheurs de collapser peinard, pourquoi le cours des actions boursières s’est-il si spectaculairement redressé (courbe bleue dans le graphique ci-dessous) ?

Très simple, cher lecteur : pour faire face à l’effondrement généralisé (courbe rouge ci-dessus), les banques centrales affolées se sont mises à imprimer des milliards de monnaie de singe… dont on sait depuis 2008 qu’ils ne vont JAMAIS alimenter l’économie réelle ! Le problème, chers lecteurs, c’est que ce n’est pas la finance, mais l’économie réelle qui peut vous faire bosser et manger.

Mais alors que faire ? Pas trente-six solutions, cher lecteur : ou bien on reste planqués derrière nos masques en attendant que le ciel capitaliste nous tombe sur la tête ; ou bien on reprend nos gilets jaunes et on part à l’assaut de la citadelle financière pour remettre de l’ordre dans le zinzin. Ça ne pourra pas attendre 2022, ce truc-là. Et ça ne sera sans doute pas très pacifique.

=> Source de mes infos : Zero Hedge

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.