Génération Adama + génération climat = génération révolution

Génération Adama + génération climat = génération révolution

Une chose frappe lors de cette quatrième marche pour Adama organisée ce jour à Beaumont-sur-Oise : la lutte contre le racisme n’y est pas évoquée, ou très peu évoquée. Les revendications des manifestants vont bien au-delà : on y parle d’abord de justice non rendue, on y condamne surtout les violences policières.

D’un constat clinique (#ICantBreathe) à une revendication combative (#OnVeutRespirer)

Une autre revendication est même venue se greffer aux précédentes : la lutte pour le climat. Au-delà de la question de justice pour tous, il y a la question de la vie tout court. Signe de la maturation des mouvements de protestations et de leur complémentarité, on est passé d’un constat clinique – #ICantBreathe (je ne peux pas respirer) – à un slogan autrement plus revendicatif et combatif : #OnVeutRespirer.

Du coup, la tentative de limiter ces démonstrations de protestation à un vulgaire problème racialiste ou communautariste apparaît singulièrement ringardisée. Tout comme est singulièrement sinistre, fausse et has-been la comptabilisation comparative des déplorations en faveur de telle ou telle victime selon qu’elle soit blanche ou noire.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.