Municipales : naissance d’une voie politique citoyenne alternative ?

Municipales : naissance d’une voie politique citoyenne alternative ?

Lors du second tour des municipales, derrière la « vague verte » annoncée par les médias, les “listes citoyennes et participatives” ont fait une remarquable percée… un peu moins remarquée par les médias et non reconnue par l’étiquetage politique officiel (DVD,DVG, EELV…).

Le site Action commune recense le détail de ce succès inédit :

  • 66 listes participatives élues (contre une seule en 2014) ;
  • 1324 conseillers municipaux majoritaires ;
  • 638 conseillers municipaux d’opposition ;
  • 408 collectifs locaux nés partout en France pendant ces élections ;
  • 279 016 habitants ayant voté pour ces listes participatives.

Ces listes citoyennes se sont distinguées par la manière dont elles se sont constituées (via des comités électoraux, des élections sans candidat, des tirages au sort) et dont elles ont élaboré leur programme : assemblées locales, débats, RIC local… Des démarches souvent différentes selon les municpalités, mais avec une point commun : associer la population aux décisions.

Les premières bases démocratiques de ce que pourrait être le monde d’après

Pour l’emporter au second tour (à Annecy, Chambéry, Poitiers…), certaines de ces listes ont choisi de fusionner avec des listes de partis traditionnels, mais en imposant des conditions aussi citoyennes que démocratiquement exigeantes (affiches présentant l’ensemble des candidats et pas seulement les têtes de listes, pacte de gouvernance municipale détaillée…) :

« On a accompagné cette décision [de fusion avec une liste DVG, ndlr] d’un pacte de gouvernance assez détaillé, qui fait plusieurs pages et explique la gestion qu’on va mettre en place à la mairie » (Martin Noblecourt, liste Chambé citoyenne de Chambéry [photo]).

Si la percée de ces listes citoyennes reste encore modeste, elle vient renforcer le ras-le-bol populaire déjà exprimé par les presque 60% d’abstentionnistes à l’égard de la représentation politique du monde d’avant. De fait, en se situant dans la lignée directe des Nuits debout de 2016, du mouvement Gilets jaunes entamé en 2018 et même dans une certaine mesure dans celle des divers mouvements pour le climat, ces “listes citoyennes et participatives dessinent les premières bases démocratiques de ce que pourrait être le monde d’après (l’on ne parle pas ici de celui que tentent de nous vendre les parasites du régime actuel).

=> Sources de mes infos : Reporterre et Action commune.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.