Décrocher les portraits de Macron plutôt que déboulonner des statues

Décrocher les portraits de Macron plutôt que déboulonner des statues

Vous savez qu’un peuple n’est pas mentalement prêt à affronter son avenir quand, par réflexe réactionnaire, il se retourne sur son passé.

C’est un peu le constat que l’on fait quand on voit cette épidémie de déboulonnage de vieilles statues, quand on voit ces évocations à n’en plus finir du passé colonial de la France, du racisme ou du privilège blanc historique, pourquoi pas de l’identité de la France pendant qu’on y est…

On ne règle pas son compte avec le passé  en déboulonnant les statues de personnages morts depuis longtemps et en réécrivant les pages des manuels d’Histoire. Les Allemands peuvent toujours interdire la publication de Mein Kampf, Adolf Hitler aura eu le temps de le mettre en pratique et bruler son livre ne ressuscitera pas les victimes des camps d’exterminations nazies.

Décrocher les portraits de Macron… et si possible Macron lui-même !

Tenter de régler son compte au passé d’une nation – ou vouloir lui trouver des excuses – est bien souvent une manière de se détourner d’un lendemain incertain. Aujourd’hui le problème :

  • ce n’est plus les guerres d’indépendances de nos anciennes colonies, mais la situation calamiteuse de nos banlieues et de leurs habitants ;
  • ce n’est plus de rejouer la Révolution française, 1848 ou la Commune, mais de participer à la révolution Gilets jaunes pour le retour à la sécurité sociale et à la démocratie politique pour tous ;
  • ce n’est pas de compter les points du racisme, du machisme ou de la place de la laïcité dans la société, mais de restaurer les droits de l’Homme et du citoyen.ne.s au nom de l’égalité de tou.te.s ;
  • ce n’est pas de déboulonner les statues de Colbert ou de recouvrir celle du maréchal Galliéni, mais de décrocher les portraits du président actuel, et si possible Macron lui-même avec toute sa bande de malfrats.

Tout le reste n’est que pure diversion et inflammation de l’esprit.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.