Macron ou le discours insipide d’un De Gaulle de patronage

Macron ou le discours insipide d’un De Gaulle de patronage

Analyser le dernier discours de Macron sur le fond est impossible : il n’y a rien ! Tout juste peut-on, sidérés, y juger la forme : un spectacle de mauvais bonimenteur de foire.

La gestuelle suffit à anéantir l’autorité du personnage. Regardez bien la photo ci-dessus : cet air crispé d’acteur de série Z, ces petits sourcils froncés et ce petit poing serré qui n’affichent qu’une volonté de pacotille.

Quelle est l’urgence absolue du pays aujourd’hui ? Le marasme économique et la nécessité d’un redressement. Mais… rien.

Un outil de mesure du degré d’amnésie – ou de révolte – des citoyens français

Ce discours de rien, boursouflé de vide, présente juste un intérêt : nous permettre très vite de juger du degré d’amnésie – ou de révolte – des citoyens français. Prenons la principale déclaration de notre De Gaulle de patronage à propos du traitement de la crise sanitaire par son gouvernement :

« Nous n’avons pas à rougir de notre bilan. »

Ah bon, fier de sa ministre de la Santé 1 (Buzyn) déclarant que le Covid-19 ne passerait pas par la France ? Fier de son ministre de la Santé 2 (Véran) rejetant l’utilité du masque de protection au plus fort de l’épidémie, pour en imposer le port une fois le virus essoufflé ? Fier de l’état auquel furent réduits ces soignants privés de tout, ces infirmier.e.s en guenilles (ah, les sacs poubelles en guise de blouses de protection !) ? Fier de ces interdictions faites aux médecins de prescrire le protocole Raoult au prétexte qu’il ne satisfaisait pas les appétits des grands labos et la suffisance des Diafoirus de l’autorité sanitaire ?…

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.