Justice pour Adama et Floyd : la dominante politique féminine

Justice pour Adama et Floyd : la dominante politique féminine

On a un peu tendance, surtout vu de l’extérieur, à penser que les banlieues urbaines, les “quartiers” comme on dit, sont d’infâmes repaires infestés d’islamistes obscurantistes où les femmes seraient réduites au silence et à la soumission. Mais c’est l’inverse qui est apparu lors des manifestations réclamant justice pout Adama Traoré ou George Floyd.

En France comme aux États-Unis, ce sont les femmes qui donnent le tempo politique aux soulèvements populaires.

Mouvement Blacks-Blancs-Gilets Jaunes, acte 1, saison 2

On se rappelle l’importance de la présence féminine sur les ronds-points ou lors des actes des Gilets jaunes. On ne peut ignorer que tous les mouvements subversifs historiques ont eu leurs

Mais on ne saurait cependant réduire les manifestations récentes, qu’elles soient en faveur d’une justice pour Adama Traoré ou pour George Floyd, à des démonstrations uniquement genrées. Il suffit de parcourir les documents sur les rassemblements de mardi soir en France pour voir qu’ils regroupaient non seulement les participants des deux sexes, mais également de provenances sociales ou résidentielles très diverses et de toutes couleurs, y compris celle des Gilets jaunes.

L’impression d’une reprise de contact populaire post-épidémie, une manière de marquer des retrouvailles, une façon de prendre date pour une renaissance éruptive, une sorte de mouvement Blacks-Blancs-Gilets jaunes, acte 1, saison 2.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.