#MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice : les limites de la répression policière

#MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice : les limites de la répression policière

Le hashtag #MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice, qui s’est répandu comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux depuis le coup de grisou Camelia Jordana, a tout d’un outing populaire qui veut dire tout le contraire de ce qu’il dit : en gros, on en a soupé de ces violences policières, faut qu’on en finisse !

En réalité, aucun régime ne peut tenir longtemps en ne s’appuyant que sur la force physique exercée par sa police. Et ce hashtag #MoiAussiJaiPeurDevantLaPolice sonne comme le début d’une fin de partie pour la dictature d’opérette qu’est la Macronie.

Justement, je viens de tomber sur un billet qui éclaire parfaitement la situation de notre pays. Il est paru sur l’excellent site cubain Cuba Debate (tout le monde devrait s’y abonner, cela nous enlèverait des yeux et des oreilles la merde qu’on y met pour nous vous faire croire à une dictature). Le titre de ce billet : L’État et les limites de la répression physique. Je vous le résume, vous allez vous y reconnaître.

« Aucun État ne se reproduit uniquement par la répression physique »… encore moins quand il est dirigé par des guignols !

Un État, explique l’auteur – Hugo Moldiz Mercado, actuellement réfugié à l’ambassade cubaine de Bolivie – en se référant à Gramsci, un État, qu’il soit capitaliste ou socialiste, consacre l’hégémonie acceptée d’une classe sociale sur toutes les autres :

« Autrement dit, c’est la capacité d’une classe sociale au pouvoir de convaincre, de persuader et de séduire les autres classes sociales de la viabilité d’un État et d’un projet de société à court et à long terme. »

Un État, poursuit l’auteur, « a également le pouvoir de contrôler et de repousser, par le recours au monopole de la force publique, les actions de mécontentement qui surviennent dans la société. Jusque là, rien d’extraordinaire ».

Mais quand un État n’a plus que l’appareil d’État (police, force armée, magistrature) pour se maintenir, quand la classe sociale qui assure le pouvoir est devenue si discréditée, si imbuvable que plus personne dans le pays ne peut plus la piffer, alors ce régime ne peut espérer tenir dans la durée… surtout lorsqu’il est dirigé par des guignols !

« Aucun État ne se reproduit uniquement par la répression physique. »

Le compte à rebours de la Macronie est commencé

Dans des pays de traditions autoritaires (Allemagne, Espagne, Italie), des régimes policiers purent perdurer quelques temps. Mais dans un pays de tradition libérale et égalitaire comme la France, dirigée qui plus est par des nuls à chier, c’est mort. Le ridicule Pétain ne tint que par la présence de l’occupant gestapiste. Mais Macron !!! Comment un tel trou-du-cul et ses impossibles bras-cassés, les Philippe, Darmanin, Castaner, Le Maire, Ndyaie, Schiappa, peuvent-ils encore espérer tenir longtemps dans des conditions aussi désastreuses pour leur classe sociale ?

Ce n’est pas leurs cognes policières qui ont arrêté les actes des Gilets jaunes, mais un virus presque providentiel. Ont-ils réussi à calmer la colère des soignants, des profs, des avocats, à coups de matraques ? Est-ce que c’est parce qu’ils cognent à tort et à travers en fonction du faciès que les robocops contrôlent pour autant les banlieues ? Croyez-vous que ces sinistres imbéciles de la Macronie, tout juste bons à piquer dans les caisses, vont être capables de redresser une économie ratatinée à coups de bombes lacrymos et de LBD ? Non, non et non.

La colère et l’exaspération populaires ne débordent plus seulement que sur les réseaux sociaux, mais envahissent jusqu’à leurs plateaux-télés, suintent dans les rues malgré le confinement, résonnent dans tous les lieux publics. Le compte à rebours du régime est commencé.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.