La lutte contre le Covid-19 devient purement politique

La lutte contre le Covid-19 devient purement politique

Nous voilà donc probablement parvenus à la fin du cycle épidémique du coronavirus. Nous sommes désormais revenus sous le seuil des 1000 contaminations quotidiennes, note le professeur Jean-François Toussaint. Les courbes d’évolution de la maladie et de sa mortalité sont strictement les mêmes, quel que soit le choix du confinement généralisé (France, Espagne, Italie…) ou du non con-confinement (Suède, Pays-Bas…). Ces courbes correspondent à l’évolution habituelle de toutes épidémies pour lesquelles aucun précédent de récidive ne fut jamais constaté, conclut le professeur Toussaint, tout en appelant à la prudence, mais à la prudence raisonnée, pas celle guidée par la peur.

L’heure des comptes a sonné… et les responsables tentent d’y échapper !

Mais la lutte contre l’épidémie est loin d’être terminée et prend désormais un tour politique. Car on ne peut faire l’économie d’un autre constat : les dégâts ont surtout frappé des pays occidentaux aux dirigeants et aux infrastructures complètement dépassés par l’évènement. L’heure des comptes a sonné et les responsables vont tout faire pour retarder l’échéance, sinon tout bonnement tenter de s’en affranchir.

  • État d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 24 juillet… repoussant surtout en urgence toute velléité de révolte populaire avant la période des vacances.
  • Velléité d’instaurer l’immunité de tous les élus en général et ceux de l’exécutif en particulier pour échapper à une véritable épidémie de plaintes au pénal.

« Nous avons un élément objectif qui montre que le taux de contagiosité a très légèrement remonté », vient de déclarer l’ineffable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndyaie. Si « légèrement » qu’il en est juste dérisoire, mais qu’importe quand il s’agit de faire peur et de tenir une population excédée en respect. Si l’heure des comptes a sonné, l’heure de vérité s’annonce aussi pour les Français face aux malfaisances de ses dirigeants.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.