Confinement, récession : les Français ont encore du souci à se faire

Confinement, récession : les Français ont encore du souci à se faire

Alors que nous nous acheminons peu ou prou vers la fin de l’épidémie de coronavirus… et vers le début d’une dépression économico-financière ravageuse, les leçons peuvent être tirées de cette conjoncture douloureuse et plus particulièrement pour la situation française.

Le confinement généralisé n’aura servi à rien

Dès le début, les (vrais) spécialistes l’ont immédiatement proclamé : un confinement généralisé n’a jamais arrêté une épidémie. Face à une pandémie mondiale, un confinement généralisé n’a de sens que dans l’urgence et pour un laps de temps éphémère, histoire de freiner momentanément la progression du virus, juste le temps de prendre les mesures adéquates pour l’enrayer : port du masque obligatoire pour tous, dépistage systématique, confinement ciblé des personnes infectées pour traitement inspiré d’une urgence de guerre (le protocole Raoult).

Faute de n’avoir rien fait de tout cela, la progression du mal a sans doute été stabilisée en France, mais le Covid-19 fera finalement tous les dégâts qu’il avait à faire, ni plus ni moins. La réalité montre que totalement confinés ou résolument non confinés, les pays auront eu à peu près les mêmes sinistres bilans… sauf là où fut adopté à temps le confinement ciblé (masques + dépistages massifs + confinement ciblé des personnes infectées).

  • Pays ayant adopté le confinement généralisé : France (353 morts/1 million d’habitants), Espagne (520), Italie (453).
  • Pays ayant choisi le non-confinement (en pariant, même sans l’avouer, sur le phénomène d’immunité collective) : Suède (242), Pays-Bas (274), Royaume-Uni (328)
    => NB : dans la panique, les deux derniers pays cités ont choisi courant avril de passer à un confinement plus total, mais sans que cela n’affecte la triste courbe des victimes.
  • Pays ayant choisi le confinement ciblé : Chine (3), Russie (7), Allemagne (77)

Un  déconfinement bordélique qui n’arrangera rien

Faute d’avoir pris rapidement les mesures de ciblage qui auraient donné leur sens au confinement généralisé, la France s’est condamnée à boire le calice mortel jusqu’à la lie, n’en déplaise à ceux qui tentent de se rassurer en disant que le bilan aurait été encore plus catastrophique sans le confinement pour tous. Les chiffres ci-dessus démontrent le contraire.

Et ce n’est pas le déconfinement bordélique du 11 mai, décidé n’importe comment par des autorités politiques et sanitaires totalement à la ramasse, qui va changer grand chose. Toujours pas de tests, pas de masque, toujours ces interminables essais “randomisés” de médicaments menés par des autorités sanitaires lobotomisées par les grands labos. Le Covid-19 va donc pouvoir poursuivre tranquillement son petit bonhomme de chemin destructeur dans notre pays jusqu’à sa disparition naturelle ou, qui sait, sa résurgence.

Un déconfinement des esprits pour bientôt, peut-être ?

Pour ne rien arranger, il y a un autre péril qui menace désormais notre pays :  la dépression économique. Non, le déconfinement, surtout mené dans ces conditions surréalistes, ne relancera pas la machine économique à l’ancienne. La gangrène est dans les rouages, les indicateurs dans le rouge, signal de fin annoncé. Sombre tableau que ne pourrait annuler qu’un VRAI changement total de paradigmes, entendez une révolution politique, économique, sociale et écologique totale.

Seulement voilà, cela fait 18 ans (précisément depuis la réélection fiévreuse de Jacques Chirac en 2002) que le virus de la décadence frappe notre population de stupeur et de pétrification. Le mouvement des Gilets jaunes ou les manifestations massives pour les retraites n’ont été que des déconfinements limités de l’esprit de révolte, pour l’heure insuffisants à changer le cours des choses. Un vrai réveil général pour bientôt ? Ah, si le Covid-19 avait pu favoriser l’indispensable cure de désintoxication mentale dont nous avons si expressément besoin !

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.