Le discours d’un banquier propulsé chef de guerre contre une épidémie

Le discours d’un banquier propulsé chef de guerre contre une épidémie

Résumons les annonces d’Emmanuel Macron, banquier propulsé président d’une république, puis chef de guerre contre une épidémie.

Deux annonces concrètes :

  • la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai pour tous et jusqu’à mi-juillet pour « les personnes les plus vulnérables, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes de maladies chroniques devront rester confinées même après le 11 mai » (autant dire un enterrement de première classe pour ces dernières) ;
  • la réouverture des crèches et écoles à partir du 11 mai : la ficelle est grosse, libérez les parents pour qu’ils aillent travailler dare-dare et tant pis pour le confinement, les enseignants, les mômes et leurs parents (je vous laisse imaginer, surtout si l’évolution de la maladie n’a pas régressé significativement d’ici là, les entrées et les sorties d’école ou de crèche à partir du 11 mai, sans parler de la quarantaine de mouflets et de leurs enseignants agglutinés dans l’espace clos d’une classe, d’une cour de récré ou d’une cantine…).

Pour le reste des promesses qui, c’est bien connu, n’engagent que les naïfs qui y croient :

  • des masques disponibles… mais attention, pas avant le 11 mai ;
  • des tests de dépistage… mais attention, pas avant le 11 mai… et uniquement pour les gens présentant un symptôme visible de la maladie : « tester des gens n’ayant aucun symptôme n’aurait aucun sens », comprenez, dépistons seulement les gens une fois que leur infection est devenue évidente !

L’art de mettre le feu aux poudres d’une nouvelle déflagration sociale

Des nouvelles du front médical, des premiers résultats “scientifiques” du test Discovery, de l’ébauche d’une tentative pragmatique de premiers soins (l’application généralisée du protocole Raoult, par exemple) ? Rien.

Cette annonce d’un déconfinement programmé a quelque chose de vraiment surréaliste venant de quelqu’un qui n’a visiblement aucune idée de l’évolution de la pandémie et encore moins des façons de l’arrêter. Je vous laisse imaginer les parents menant leurs mômes à la crèche ou à l’école si le nombre de morts et de nouveaux cas d’infection reste bloqué à des sommets.

Après un discours d’une telle indigence, passé le premier moment de stupeur qui vous cloue sur place, contenue la bouffée de colère qui vous secoue, la seule question qui vient à la tête est de se demander pourquoi ce cirque, pourquoi cet affligeant spectacle infligé par un con « je-je-je » (passant facilement au « nous-nous-nous » quand il s’agit de gommer ses responsabilités), alignant des formules creuses, débitant son lyrisme de pacotille, d’évidence dépassé par la situation ?

Une réponse à votre question ? Même pas, rien que la colère qui revient à la charge et vous empourpre. Macron ou l’art de mettre le feu aux poudres d’une nouvelle déflagration sociale.

Un "voyageur à domicile" en quête d'un changement de civilisation, mais qui n'attend pas "le monde d'après" pour commencer à vivre.